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Primaire à droite: où en est la course aux parrainages?

Alors que le marathon des parrainages s'achève à droite, six candidats tentent encore de passer les qualifications pour le premier tour. Six autres sont d'ores et déjà qualifiés.

24 heures chrono. Ce vendredi 9 septembre s'achève la course aux parrainages pour les 12 candidats Les Républicains (LR) à la primaire de la droite et du centre. Les heureux élus seront moins nombreux, la plupart des prétendants s'étant heurtés à la rigueur des règles d'inscription. 

250 élus, 2.500 adhérents

La règle d'inscription à la primaire est claire: les candidats doivent présenter le 9 septembre les signatures de 250 élus LR ou UDI (dont au moins 20 parlementaires) de 30 départements différents, et de 2.500 militants. Un impératif sur lequel beaucoup de candidats se sont cassés les dents. Pour le moment, six prétendants sont assurés de participer à la primaire. Passage en revue de la situation de chacun.

>> Les candidats assurés 

Une semaine avant le bouclage, Jean-François Copé a annoncé qu'il disposait de tous les parrainages nécessaires pour se présenter. "Je les ai. Je vais donc être candidat pour défendre la droite décomplexée", s'est félicité l'ancien proche de Nicolas Sarkozy. L'ancien chef de l'Etat dispose lui aussi des précieux sésames. Il n'y avait pas beaucoup de suspense pour l'ex-président de LR accusé d'avoir trusté les signatures de parlementaires (le nombre de parrainages n'est pas limité, permettant à un candidat d'en priver les autres, même s'il a atteint la limite réglementaire). 

Une mainmise qui n'a pas empêché Alain Juppé de déclarer officiellement qu'il serait candidat sur Twitter. Pour l'ancien Premier ministre, pas vraiment de suspense non plus, il est le principal concurrent de Nicolas Sarkozy dans cette élection interne. En embuscade, on retrouve Bruno Le Maire qui a déposé, dès le mois de mai, ses parrainages d'élus auprès de la commission d'organisation de la primaire. Qualifié aussi, l'ancien Premier ministre François Fillon, qui a revendiqué début septembre 6.000 signatures de militants, et 370 parrainages d'élus. Enfin, il est désormais certain que Nathalie Kosciusko-Morizet sera en lice au premier tour. Après avoir laissé planer le doute, l'élue parisienne a finalement obtenu les parrainages nécessaires, selon nos informations. NKM refuse toutefois de confirmer l'information pour le moment

>> Ils approchent de la ligne d'arrivée

Deux candidats pourraient encore créer la surprise le 9 septembre et décrocher le ticket pour le premier tour de la primaire. Le plus en avance est sans doute Hervé Mariton, qui a déclaré jeudi sur BFMTV et RMC rechercher "encore deux parrainages de parlementaires, 95 parrainages de militants et 17 parrainages d'élus locaux". Encore en lice, Nadine Morano a reconnu avoir un peu de mal à réunir toutes les signatures, mais affirme "toucher au but".

>> Ils vont avoir du mal 

A l'arrière du peloton, on retrouve quatre candidats qui n'ont pas réussi à tirer leur épingle du jeu. Parmi eux, Geoffroy Didier, chantre de la "Droite forte" qui, s'il dispose des parrainages de militants, peine à réunir les parlementaires autour de lui. De son côté, Henri Guaino n'a rien laissé fuiter de l'état de sa candidature, mais il a déclaré au micro de Jean-Jacques Bourdin qu'il serait candidat à la présidentielle, quoi qu'il arrive. Sur la dernière ligne, on retrouve Jacques Myard et Frédéric Lefebvre, qui n'ont quasiment pas fait campagne ces derniers mois. Le premier confiait au Petit Journal que les parrainages de militants étaient "arrivés" mais qu'il y avait "des efforts à faire" côté parlementaires. Avant d'affirmer que l'important était "de participer".

Paul Aveline