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Présidence de la Fondation pour l'islam de France: "une tâche difficile", estime Chevènement

Jean-Pierre Chevènement, en septembre 2013.

Jean-Pierre Chevènement, en septembre 2013. - Patrick Kovarik - AFP

Alors que François Hollande évoquait mardi la possibilité de nommer Jean-Pierre Chevénement à la tête de la Fondation pour l'islam de France, ce dernier a répondu qu'il s'agissait d'"une tâche difficile".

Alors que le chef de l'Etat avait évoqué mardi soir de façon informelle l'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement pour prendre la tête de la Fondation pour l'islam de France, ce dernier a considéré mercredi 3 août qu'il s'agissait d'une "tâche difficile" à laquelle "on ne peut pas se dérober" car elle "répond à l'intérêt national".

"Il y a quatre millions de musulmans en France, pour la plupart Français, il faut qu'ils soient citoyens avec les droits que cela comporte, notamment la liberté de culte, et aussi bien entendu les devoirs", a-t-il estimé.

Un homme connu pour son attachement à la laïcité

Le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll n'a laissé que peu de doutes sur la nomination de Jean-Pierre Chevènement, connu pour son attachement à la laïcité, insistant mercredi:

"Il y a besoin d'une personnalité qui puisse être un médiateur fort, à la fois ferme sur les grands principes de la laïcité, et ouvert, pour permettre à l'ensemble des cultes d'assurer leur exercice dans le cadre de la République"

La ministre des Droits des femmes Laurence Rossignol avait elle plaidé pour qu'une femme prenne la tête de cette fondation.

la rédaction avec AFP