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Pour Kouchner, la proposition russe à Damas est un "début de bon résultat"

Bernard Kouchner sur BFMTV le 9 septembre 2013.

Bernard Kouchner sur BFMTV le 9 septembre 2013. - -

L'ancien ministre des Affaires étrangères était l'invité de Ruth Elkrief, sur BFMTV, ce lundi soir.

"Si c'est le début d'une négociation, elle serait la bienvenue", a estimé l'ancien ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, sur BFMTV, lundi soir. L'ex-chef de la diplomatie est revenu sur la proposition faite par la Russie à Damas de placer sous contrôle international son arsenal chimique pour éviter des frappes occidentales, proposition saluée par le gouvernement syrien.

"Surprise"

Cette idée russe est "un début de bon résultat", a ainsi réagi Bernard Kouchner. "Cette réponse et cette surprise, car c'est surprenant, l'attitude de Poutine et de Lavrov est extrêmement brutale, fait écho à une fermeté qu'il n'a pas été facile d'instaurer. Petit à petit, les pays répondent par une fermeté antagoniste", a-t-il poursuivi.

De leur côté, quelques instants après cette déclaration du ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov, les Etats-Unis se sont dits prêts à discuter avec la Russie, pour déterminer si cette proposition est digne de foi, et le Premier ministre britannique David Cameron a jugé l'appel de Moscou "particulièrement bienvenu".

Résultat des "pressions" occidentales

"Ne nous y trompons pas, ce n'est pas encore la paix", a relativisé Bernard Kouchner. "Attendons, tout en maintenant le calendrier de cette semaine, avec le vote du Congrès américain".

Et de justifier ce brusque revirement par la pression exercée par les Occidentaux, et notamment les Etats-Unis, depuis plusieurs jours: "Si Sergueï Lavrov a parlé comme un homme de paix, c'est parce qu'il y a une pression énorme. Il faut maintenir la pression, sans pression il n'y aurait rien du tout", a ainsi estimé Bernard Kouchner.

A.S.