BFMTV

Piotr Pavlenski a voulu "dénoncer l'hypocrisie" de Benjamin Griveaux, selon son avocat

Benjamin Griveaux s'est retiré de la course à la mairie de Paris, ce vendredi matin, après que des vidéos intimes de lui ont circulé sur Internet. Piotr Pavlenski, un activiste russe, revendique la responsabilité de cette divulgation. D'après son avocat, Juan Branco, ses motivations étaient politiques.

Une vidéo à caractère sexuel a amené Benjamin Griveaux à se retirer de la campagne municipale à Paris.

L'activiste russe Piotr Pavlenski à revendiqué la divulgation de ces contenus intimes. Son avocat, Juan Branco, un proche du mouvement des gilets jaunes, explique à BFMTV que son client a agit pour des raisons politiques. 

"Un engagement très fort contre le régime actuel"

"Il s'est rendu compte que le régime actuel dérivait de façon proche à celle qu'il avait connu en Russie, toute aussi répressive et liberticide et a décidé de reprendre son combat", a-t-il affirmé. "Piotr Pavlenski a voulu "dénoncer par tous les moyens possibles la mainmise de la Macronie sur le pouvoir politique. Il a fait ça dans un geste politique, de rupture."

L'avocat proche des milieux d'extrême gauche ajoute: "Face à quelqu'un qui utilise son intimité et sa vie privée pour se faire élire, notamment via Mimi Marchand, Voici, Closer, il a voulu dénoncer l'hypocrisie et les abus d'un pouvoir en général."

Voulait-il atteindre avant tout Emmanuel Macron? La réponse est oui. "Il a un engagement très fort contre le régime actuel, et en l'honneur de toutes les personnes qui ont été blessées, arrêtées, mutilées pendant la crise des gilets jaunes."

Quel rôle à joué Juan Branco?

Juan Branco assure qu'il a averti son client des risques qu'il encourait:

"Je lui ai expliqué la législation française. Je voulais m'assurer qu'il était pleinement conscient des conséquences que cela pouvait avoir."

Piotr Pavlenski aurait donc agi en connaissant les risques. La diffusion d'un contenu à caractère sexuel, sans le consentement de la personne concernée, est un délit en France. Il peut être puni de deux ans de prison. 

Selon des informations du journal Le Point, l'avocat serait pourtant sorti de son rôle dans cette affaire. Alors que sa fonction l'oblige à dissuader son client de commettre un acte répréhensible, il "aurait lui-même sollicité des personnes début février afin de réfléchir au moyen de diffuser les vidéos intimes du candidat LREM", expliquent les journalistes.

Camille Sarazin