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Pour Jack Lang, "Bush devrait être jugé devant la Cour pénale internationale"

Jack Lang le 13 mai 2015 à l'IMA.

Jack Lang le 13 mai 2015 à l'IMA. - Jacques Demarthon - AFP

Dans une interview à "Paris Match", le directeur de l'Institut du monde arabe livre son analyse de la progression de Daesh. Et en profite pour étriller quelques anciens dirigeants.

Jack Lang est en grande forme. Dans une interview à Paris Match, l'ancien ministre de l'Education, devenu directeur de l'Institut du monde arabe, fait le point sur la stratégie du musée, mais aussi sur la politique française et internationale.

Pour lui, pas question d'accuser le Qatar ni l'Arabie saoudite de soutenir Daesh. "Ils sont tout aussi menacés", affirme-t-il. Pour lui, les deux pays veulent "faire reculer Daesh". Aux yeux de Jack Lang, le responsable est Georges W. Bush, ancien président américain, qu'il surnomme "Bush le va-t-en guerre". "Il a déclenché une guerre unilatérale, illégitime et illégale; il devrait être jugé devant la Cour pénale internationale, avec son complice Tony Blair qui a trahi son propre parti (…)".

Son regret? "Ne pas avoir été maire de Paris"

Jack Lang ne fait pas qu'écorcher ses anciens collègues étrangers. En France aussi, il a des désaccords avec certains socialistes - dont des membres du gouvernement. Alors qu'on lui demande s'il trouve la nouvelle génération de politiques "trop technocratique", il répond en citant "quelques formidables ministres: Cazeneuve, Fabius, Le Drian, Valls, Ségolène…". Mais refuse de commenter les noms de Najat Vallaud-Belkacem ou encore Fleur Pellerin. Un silence qui en dit long.

En regardant derrière lui, Jack Lang finit par reconnaître avoir un regret: "ne pas avoir été maire de Paris (…). L'appareil socialiste m'en a empêché, j'ai dû déclarer forfait au profit de Bertrand Delanoë. Si j'étais devenu maire de Paris, ma trajectoire entière en aurait été transfigurée". En mars 2000, Lionel Jospin, alors Premier ministre, avait préféré Bertrand Delanoë à Jack Lang pour être le candidat du PS à la mairie de Paris, de peur d'une guerre interne.

A. K.