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Partisans et détracteurs de Macron s'écharpent en public

Luc Carvounas le 4 juillet 2015 à Paris.

Luc Carvounas le 4 juillet 2015 à Paris. - Thomas Oliva - AFP

La nouvelle vidéo du ministre de l'Economie, qui annonce l'élaboration du programme de sa formation politique, n'a pas manqué de faire réagir les proches de Manuel Valls.

Actualité dramatique oblige, Emmanuel Macron s'est fait discret pendant quelques semaines… Jusqu'au 29 juillet dernier. Le ministre a posté sur Twitter une vidéo dans laquelle il annonce la fin de son opération Grande Marche, lancée au printemps.

Place désormais à l'élaboration d'une offre politique, avant de lancer l'étape présidentielle. Mais surtout, au cas où ses rivaux se seraient habitués à sa discrétion, Emmanuel Macron profite de cette vidéo pour rappeler son intention de sillonner la France, et de "se replonger dans le pays pour échanger".

Une marque de "faiblesse" ou de "complicité" 

Un retour qui fait grincer des dents les proches de Manuel Valls. Donc Luc Carvounas, qui n'a jamais caché son irritation face aux sorties du ministre. "Je ne me suis pas engagé en politique voilà plus de vingt ans pour m'extasier devant un rond-de-cuir devenu Brutus", lâche le sénateur-maire d'Alfortville dans Le Parisien. Selon lui, "c'est au président d'appliquer la règle qu'il a annoncée le 14 juillet, alors que Macron promet une tournée en province. S'il ne le fait pas, ce sera à mes yeux une marque soit de faiblesse, soit de complicité".

"C'est pas beau de mentir"

Un uppercut qui a aussitôt fait réagir les partisans d'Emmanuel Macron. Le député Christophe Castaner, proche du ministre, a publié en quelques heures pas moins de quatre tweets pour dénoncer l'attitude de Luc Carvounas.

"Quand Luc Carvounas voit Emmanuel Macron comme un 'rond-de-cuir devenu Brutus', ça me rappelle son soutien à Estrosi avant le premier tour", écrit-il.

Et la réponse de l'intéressé ne s'est pas fait attendre.

Face à eux, les autres soutiens d'Emmanuel Macron ne sont pas en reste. Richard Ferrand et Stéphane Travert, députés proches du ministres, n'ont pas manqué de monter au créneau pour défendre leur champion.

A gauche, la rentrée politique s'annonce explosive.

A. K.