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L’écotaxe échauffe les esprits à l’Assemblée

"L'honneur de la politique, ce n'est pas de toujours se renier", a dénonce Jean-Marc Ayrault.

"L'honneur de la politique, ce n'est pas de toujours se renier", a dénonce Jean-Marc Ayrault. - -

Échaudé par une question d’un député UMP, le premier ministre Jean-Marc Ayrault s’en est pris à la responsabilité de la droite.

La suspension de l'écotaxe était dans tous les esprits à l'Assemblée nationale, ce mardi. Le député UMP de Mayenne Guillaume Chevrollier a ouvert la séance des questions au gouvernement de façon électrique.

Il a commencé par poser le décor: "l’heure est grave, la France gronde" pour ensuite dénoncer un "matraquage fiscal". "C’est votre frénésie fiscale qui pousse les Français à bout", a-t-il martelé. "C’est vous, qui par votre politique fiscale délirante, avez condamné l’écotaxe."

Piqué au vif, le premier ministre Jean-Marc Ayrault a réclamé "un peu de dignité et de courage" aux députés de l’opposition qui avaient voté le principe de l’écotaxe et à l’UMP qui a boycotté la réunion à Matignon le matin même. "L'honneur de la politique, ce n'est pas de toujours se renier", a-t-il affirmé.

La question suivante est venue des bancs socialistes. Solidaire du gouvernement, le député Bruno Le Roux a dénoncé: "ce sont ceux qui attisent les tensions qui ont créé ce problème".

Puis la parole est revenue à l’UMP, Bernard Accoyer a répondu au Premier ministre sur "l’honneur de la politique" pour qui "c’est d’agir sans avoir à reculer", rappelant la volte-face du gouvernement sur la taxation des PEL et PEA ce week-end et le changement de cap sur l'écotaxe. C'est finalement Bernard Cazeneuve, ministre délégué au Budget qui a répondu au député, accusant la droite d'avoir "la mémoire courte" et de pousser les Français au "poujadisme fiscal". "Ce n'est pas digne de faire cela", a-t-il affirmé.

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Les questions à lAssemblée se sont poursuivies par un moment de détente. Avant de prendre la parole lui aussi sur la taxe poids lourds, le ministre de l'agriculture, Stéphane Le Foll, s'est attardé sur un point qui semblait important. "Elle est belle ma cravate, non ?", a-t-il demandé à des députés qui lui criaient: "ta cravate!".

K. L.