BFMTV

Hijab et serre-tête: Aurélien Taché reconnaît une comparaison "malheureuse"

Le député LREM Aurélien Taché (Image d'illustration)

Le député LREM Aurélien Taché (Image d'illustration) - GUILLAUME SOUVANT - AFP

Le député LaREM du Val-d'Oise maintient toutefois que "dès qu'il s'agit d'islam dans ce pays, on doit avoir un avis sur la pratique religieuse de tel ou tel de nos concitoyens". La question de la laïcité sera à l'ordre du jour du bureau exécutif du parti, qui doit se réunir ce lundi soir.

Le sujet Aurélien Taché sera-t-il à nouveau mis sous le tapis de La République en marche? Invité de Public Sénat, le député du Val-d'Oise, épinglé ce week-end pour avoir comparé le hijab porté par les filles de 11 ou 12 ans au serre-tête qu'arborent les petites catholiques, a été interrogé sur ses propos ce lundi matin. 

Qualifiant sa comparaison de "malheureuse", Aurélien Taché a reconnu que le serre-tête n'avait rien d'un "accessoire religieux", contrairement au voile islamique. Voile dont il a été question lors de la polémique, la semaine dernière autour du "hijab de running" que Décathlon prévoyait de commercialiser en France

"C'est très révélateur"

"On est toujours un peu étonné de quelque chose qui, sur le moment, (...) n'avait pas choqué le présentateur de 'C Hebdo' sur France 5", a indiqué l'élu LaREM.

Et de réitérer combien il estimait que l'État n'avait pas à s'ingérer dans l'éducation "donnée par les parents à leurs enfants", quelle que soit "la confession", tant que la famille "protège ses enfants". 

"Par contre, cette comparaison entre serre-tête et voile était vraiment un mauvais exemple et je la regrette", a-t-il ensuite répété.

Aurélien Taché maintient toutefois que la commercialisation d'un "hijab de running" par une enseigne privée française ne lui "pose pas de problème". Selon lui, ceux qui ont milité pour la cessation de la commercialisation se sont placés sur le plan de la "morale". 

"Dès qu'il s'agit d'islam dans ce pays, on doit avoir un avis sur (...) telle entreprise qui va commercialiser tel article, ou sur la pratique religieuse de tel ou tel de nos concitoyens. C'est très révélateur", estime le député. 

Aurélien Taché se rendra ce lundi soir au bureau exécutif de LaREM, dont l'ordre du jour inclura la question de la laïcité et les débats qu'elle suscite au sein du parti.

L'élu francilien, habitué des déclarations clivantes, se dit favorable à une normalisation "des rapports entre les cultes et l'État" dans le cadre d'une réforme de la loi de 1905.

Jules Pecnard