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Harcèlement à l'Assemblée: l'intersyndicale des collaborateurs veut une réunion d'urgence

L'Assemblée nationale (Photo d'illustration).

L'Assemblée nationale (Photo d'illustration). - AFP

Cette requête fait suite aux révélations de presse sur une enquête concernant un député La République en marche, Pierre Cabaré, qui fait l'objet d'une plainte pour agression sexuelle.

L'intersyndicale des collaborateurs parlementaires à l'Assemblée nationale a demandé ce mercredi une "réunion d'urgence" contre le harcèlement moral et sexuel, après des révélations de presse sur une enquête concernant un député La République en marche. Le rendez-vous a été fixé la semaine prochaine.

Selon France 3 Occitanie, l'élu de Haute-Garonne Pierre Cabaré fait l'objet d'une enquête préliminaire pour harcèlement moral et sexuel. Une ancienne assistante parlementaire, qui est également sa suppléante, a déposé plainte contre lui également pour agression sexuelle. L'inspection du travail a en outre saisi le parquet, rapporte le média.

"Des agissements indignes de notre institution"

L'intersyndicale CFE-CGC, CFTC, CGT, CFDT, SNCP-FO, Solidaires, Unsa, qui a déjà alerté sur la problématique du harcèlement, a réclamé mercredi une réunion d'urgence au président de l'Assemblée Richard Ferrand (LREM) ainsi qu'aux huit présidents des groupes politiques.

"Il est en effet nécessaire de tout mettre en œuvre auprès des députés et des collaborateurs, non seulement au palais Bourbon mais aussi en circonscription, pour s'assurer de la réelle prise en compte des cas de harcèlement moral ou sexuel en matière de prévention et de sanctions", a écrit l'intersyndicale, dans un extrait envoyé à la presse. 

"Lorsque ces agissements sont avérés, ils sont en effet indignes de notre institution", ajoute-t-elle.

Au printemps dernier, le palais Bourbon a donné son feu vert à la création d'un dispositif de prévention et d'accompagnement dans la lutte contre le harcèlement, qui doit encore être mis en œuvre. Le bureau de l'Assemblée nationale, plus haute instance collégiale, traitera de la mise en place de cette "cellule harcèlement" début octobre, a indiqué la présidence.

Jules Pecnard avec AFP