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Circulaire Taubira : "commedia dell’arte" à l’Assemblée

Les joutes verbales se sont enchaînées entre les députés PS et UMP lors d'une séance houleuse de questions au gouvernement.

Les joutes verbales se sont enchaînées entre les députés PS et UMP lors d'une séance houleuse de questions au gouvernement. - -

La circulaire que la garde des Sceaux a envoyée vendredi aux tribunaux a déclenché plusieurs passes d’armes au Palais Bourbon. Les joutes verbales se sont enchaînées entre les députés PS et UMP. Florilège des petites phrases de l'après-midi.

Les discussions préalables à l’examen du projet de loi se sont déroulées mercredi dans un chahut général dans l’hémicycle, plein à craquer.

Envoyée vendredi par la ministre de la Justice Christiane Taubira, la circulaire demande aux tribunaux de ne plus refuser la délivrance de la nationalité française au seul motif qu'elle concerne des enfants nés de mères porteuses à l'étranger.

Les joutes verbales se sont enchainées entre majorité et opposition. Petite sélection des piques des députés.

? La plus prompte. "Les masques sont en train de tomber."Jean-François Copé ouvre le bal, dès 15 heures en dénonçant une "provocation inacceptable", un "coup de force" du gouvernement. "L’enfant devient un objet", les femmes "démunies" victimes "d’esclavage moderne".

? La plus caustique. Taubira se lève pour répondre à la place du Premier ministre que "le gouvernement n’ouvrira pas la GPA" en appelant ironiquement le député-maire de Meaux "Monsieur le Ministre" à trois reprises.

? Les plus bruyantes. "Démission, démission"! Le slogan est repris en cœur par les députés UMP, avec des gestes pour signifier que la ministre "nage" et "rame" pendant son intervention. En soutien, les députés PS se lèvent et applaudissent la garde des Sceaux.

? Les plus sérieuses. Les députés UMP Guillaume Larrivé et Daniel Fasquelle annoncent qu’il vont saisir le Conseil d’Etat sur la circulaire par un "recours contre un excès de pouvoir".

? La plus alarmiste. Laurent Wauquiez (UMP) présente une motion exigeant un référendum sur le projet de loi autorisant le mariage homosexuel pour lever "la pénombre et l'ambiguïté", plaidant pour le "contrat d'union civile". Motion rejetée.

? La plus cinglante. Bertinotti (PS) à Wauquiez : "L’union civile, c’est une proposition de 1992. Il vous faut 20 ans pour y arriver, nous allons beaucoup plus vite effectivement"

? La plus lyrique. Christophe Casataner (PS) : "Ce n’est pas une motion référendaire, c’est une émotion réactionnaire".