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Bruno Le Roux : "Le combat que nous menons au Mali est juste"

Bruno Le Roux ne regrette pas l'implication de la France au Mali malgré la situation en Algérie.

Bruno Le Roux ne regrette pas l'implication de la France au Mali malgré la situation en Algérie. - -

Invité de BFMTV-RMC ce jeudi, Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l'Assemblée, estime que la France mène un combat juste, et demande à l'Europe de se joindre rapidement à elle.

Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l'Assemblée, ne regrette pas l'implication de la France dans les combats au Mali, malgré les conséquences en Algérie, où une prise d'otages est en cours. "Nous n'avons pas vocation à rester au Mali, mais aucun pays démocratique ne peut s'extraire de son devoir de lutte contre le terrorisme", a-t-il lancé jeudi sur BFMTV-RMC.

Un message sans équivoque à l'attention des voisins européens de la France, bien plus réservés dans leur engagement au Mali. "Je pense qu'il faut nous soyons rejoints [sur place]. Je demande un engagement européen aux côtés de la France, sur toutes les dimensions. Le combat que nous menons est un combat juste, et il doit être celui de l'Europe."

"Aucun colonialisme" dans l'action française au Mali

Interrogé sur les attaques lancées par Valéry Giscard d'Estaing, qui mis en garde contre une possible "guerre colonialiste", Bruno Le Roux a répondu par un tacle. "Monsieur Giscard d'Estaing doit avoir des raisons de se souvenir de la Françafrique, mais nous n'en sommes plus là. Nous sommes en train de combattre non pas pour l'assujetion d'un pays, mais pour sa liberté. (...) il n'y a là absolument aucun colonialisme, ni aucune résurgence d'une quelconque Françafrique."

La situation en Algérie est venue rappeler douloureusement que la situation au Mali concerne effectivement de nombreux pays. Une quarantaine d'Occidentaux sont retenus depuis 24 heures en otage par des islamistes demandant l'arrêt des combats au Mali. "Le propre du terrorisme est de ne pas avoir de frontières", a rappelé l'homme politique.

Le flou demeure sur l'identité exacte des otages, et notamment sur la présence ou non de Français. "Il y a sûrement des Français, mais je n'ai pas d'informations sur leur nombre", confie Bruno Le Roux.

Alexandra Gonzalez