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Municipales: LaREM a "une logique partisane et clanique", selon le maire LR de Bordeaux

Le maire de Bordeaux Nicolas Florian, le 7 mars 2019 à Bordeaux.

Le maire de Bordeaux Nicolas Florian, le 7 mars 2019 à Bordeaux. - NICOLAS TUCAT / AFP

Selon Nicolas Florian, LaREM cherche à "poser des drapeaux un peu partout en France". Le parti présidentiel a investi un candidat face à lui lors des prochaines municipales.

Nicolas Florian, le maire LR "macron-compatible" de Bordeaux, dénonce dimanche dans le Journal du Dimanche la "logique partisane et clanique" de La République en Marche (LaREM) alors que le parti présidentiel, qui fait sa rentrée politique ce week-end dans sa ville, a investi un candidat face à lui pour les municipales.

Dans une interview, le maire bordelais salue l'action du Premier ministre Édouard Philippe, son "ami", tout en pointant l'attitude de La République en Marche, "un parti neuf qui cherche à s'implanter localement" et essaie de "poser des drapeaux un peu partout en France".

"Je fais une différence entre l'action publique nationale, menée notamment par le Premier ministre, et le parti LaREM, qui a une logique partisane et clanique", dit-il, quelques heures après l'ouverture du Campus des Territoires.

"Une volonté hégémonique"

"Ça fait partie de leurs pratiques d'avoir une volonté hégémonique, même au prix de leurs relations avec leurs partenaires historiques, comme le MoDem. Ils s'installent dans ce rapport de force. Mais attiser les antagonismes locaux, c'est prendre le risque d'affaiblir le président de la République et le Premier ministre", estime-t-il.

Le parti présidentiel a investi Thomas Cazenave pour les municipales face au maire sortant, qui affiche le soutien du Premier ministre juppéiste Édouard Philippe et du président du MoDem François Bayrou.

Fidèle adjoint, puis successeur désigné d'Alain Juppé parti pour le Conseil Constitutionnel, Nicolas Florian dirige la ville avec le MoDem -allié de LaREM au niveau national- qui continuera à le soutenir.

"Je ne suis pas un marcheur"

"Je ne suis pas un Marcheur: je n'ai pas pris mes distances avec ma famille politique, Les Républicains, pour m'impliquer dans une autre démarche partisane. Je salue toutefois l'action du Premier ministre", insiste-t-il.

"Son sujet, c'est la France, mon sujet, c'est Bordeaux. Mais j'ai cru comprendre que la situation bordelaise l'irritait", a glissé l'édile bordelais.

Nicolas Florian voit ou appelle "toutes les semaines" Alain Juppé, son mentor: "Je crois qu'il regrette cette situation", conclut-il.

Clarisse Martin avec AFP