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Municipales: Gérald Darmanin favorable à la déchéance d'élus aux "décisions communautaires"

Le ministre, invité de BFM Politique ce dimanche, estime que des sanctions devaient être prises à l'encontre des élus qui proposeraient par exemple d'instaurer des horaires différents à la piscine municipale pour les hommes et les femmes.

A quelques semaines des élections municipales de mars 2020, pour lesquelles il n'a pas encore indiqué si il allait se présenter à Tourcoing dans le Nord, le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin a été interrogé sur BFM Politique quant à la présence de possibles listes communautaires pour ce scrutin.

Dans un premier temps, celui qui a également été Conseiller régional des Hauts-de-France, a tenu à rappeler qu'il était "favorable à ce que la République soit un bloc et à ne pas reconnaître les communautés. Il n’y a qu’une communauté, c’est la communauté nationale, qu’importe votre identité sexuelle, religieuse, votre couleur de peau…"

Des élus déchus?

Dans le détail, Gérald Darmanin a estimé que des sanctions devaient être prises à l'encontre des élus qui ne respecteraient pas la philosophie républicaine. "Je suis pour des décisions dures envers les élus qui prennent des décisions communautaires", amorce-t-il.

"Tous ceux qui porteraient des programmes, et qui appliqueraient des décisions qui distingueraient des gens selon leur identité, imaginons un maire qui décide de repas communautaires dans les écoles, imaginons un maire qui, dans une folie, dirait 'à la piscine il y a des hommes et des femmes à des horaires différents', évidemment ils doivent être, à mon avis, si ce n’est condamné, en tout cas déchu de leur poste de responsabilité", a ajouté le ministre. 

Peu après, Gérald Darmanin a assuré rejoindre Emmanuel Macron dans sa réflexion. "Je crois que le président de la république a raison de dire que cela se voit au moment de prendre les décisions, et il y a des armes juridiques et administratives pour ça", a-t-il expliqué.

"Ne pas accepter l'Islam politique"

En guise de conclusion, l'ancien maire de Tourcoing de 2014 à 2017 a souligné vouloir que "les agents du service public, qui ont un devoir de neutralité, voient les élus avoir le même devoir de neutralité. Tous n’ont pas le même devoir de neutralité religieuse."

"On a très peu de cas aujourd’hui, demain sera un autre jour, et je pense qu’il faut éviter les chevaux de Troie et on ne doit pas accepter l’Islam politique", a-t-il terminé.
Hugo Septier