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Municipales à Paris: entre Villani et Griveaux, une guerre de sondages

Cédric Villani et Benjamin Griveaux ont tous deux commandé un sondage en novembre dernier, définissant les intentions de vote des Parisiens pour les municipales 2020.

La guerre entre Cédric Villani et Benjamin Griveaux, tous deux candidats à la mairie de Paris, s'intensifie. Alors que leur campagne bat son plein depuis plusieurs semaines, les deux membres de LaREM multiplient les attaques indirectes, défendant leur projet pour Paris face à leur rival. A quatre mois du scrutin, leur bataille intestine se joue aussi dans les sondages, preuves pour chacun de leur légitimité comme candidat. 

En témoigne la saisie, ce mardi, de la commission des sondages par Cédric Villani. Dans son viseur, la diffusion d'une étude commandée par le candidat investi par LaREM en novembre dernier. Celui-ci donne Benjamin Griveaux loin devant son concurrent, avec 18% de votes au premier tour contre 12% seulement pour Cédric Villani. Selon ses résultats, Benjamin Griveaux serait ainsi le seul à pouvoir battre la maire sortante, Anne Hidalgo, qui obtiendrait 19% des suffrages. 

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Deux sondages simultanés

Ces résultats offusquent d'autant plus Cédric Villani qu'il a lui-même commandé un sondage en novembre dernier, au même moment que Benjamin Griveaux. Mené par l'IFOP, celui-ci donne 16% des suffrages à Benjamin Griveaux, contre 12% à Cédric Villani. L'écart entre les deux candidats serait ainsi moins faible. 

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Ainsi, Cédric Villani explique s'interroger sur la méthode suivie pour effectuer le sondage commandé par Benjamin Griveaux. "S'agissant de l'échantillon, nous nous interrogeons sur sa qualité et sa représentativité. Habituellement la méthode employée par la profession s'agissant des élections municipales est une administration du questionnaire par téléphone ou au domicile de l'interviewé", explique Baptiste Fournier, directeur de campagne du mathématicien. "Nous nous étonnons également d'un taux de réponse si élevé dans le temps imparti (2942 sondés)" poursuit le courrier, avant de pointer "l'hypothèse fallacieuse" du sondage selon lequel Benjamin Griveaux serait soutenu par le MoDem dès le premier tour. 

La commission des sondages, contactée par BFM Paris, assure cependant qu'il n'y a "aucune urgence" à étudier cette plainte. "Il y a une urgence à répondre quand on est à quelques jours du scrutin, là ce n’est pas le cas", a-t-elle expliqué. Selon elle, le sondage n'aura que peu d'impact sur l'opinion publique. 

Barthémély Bolo avec Cyrielle Cabot