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Morano: "pas d'abrogation de la loi sur le mariage pour tous"

L'eurodéputée Nadine Morano sur le plateau de BFMTV mercredi 8 octobre

L'eurodéputée Nadine Morano sur le plateau de BFMTV mercredi 8 octobre - BFMTV

L'eurodéputée Nadine Morano, soutien permanent de Nicolas Sarkozy, était l'invitée de BFMTV et de RMC mercredi.

Nomination à la commission européenne, budget 2015, affaire Bygmalion, mariage pour tous... L'eurodéputée Nadine Morano, soutien permanent de Nicolas Sarkozy, était l'invitée de BFMTV et de RMC mercredi. Ce qu'il faut retenir de son entretien avec Jean-Jacques Bourdin.

#Le tacle: "Moscovici n'est pas à la hauteur"

L'audition de Pierre Moscovici face à la Commission européenne pour le poste de commissaire européen aux affaires économiques "s'est transformée en procès de la France et c'était prévisible", a expliqué l'eurodéputée Nadine Morano.

"Le problème vient du choix (fait par François Hollande, NDLR) sa nomination et du poste demandé. (...) J'étais contre dès le départ. Aujourd'hui Pierre Moscovici n'est pas à la hauteur de cette tâche et il est comptable de la situation" budgétaire de la France, a-t-elle poursuivi. "Nous risquons d'être mis à l'amende car le budget 2015 de la France n'est pas crédible".

Mais selon l'élue UMP, les contraintes budgétaires imposées par Bruxelles ont été validées "tant par Nicolas Sarkozy que François Hollande" avec le traité de 2013. "Je crois à l'Europe, et je demande à la France de respecter sa parole", demande Nadine Morano.

#L'aveu: "je regrette que nous n'ayons pas fait le contrat d'union civil"

Nadine Morano ne "croit pas une abrogation" de la loi Taubira autorisant le mariage aux couples homosexuels mais estime que lorsque l'UMP était au pouvoir elle aurait dû "faire le contrat d'union civile. (...) Nous n'en n'avons pas eu le temps. Je le regrette."

"Si nous revenons au pouvoir nous aurons d'autres priorités", assure-t-elle également.

Selon l'eurodéputée, le "problème est la filiation". Pour autant, elle soutient l'avis rendu par la Cour européenne de justice qui accorde la nationalité française à un enfant conçu par GPA à l'étranger. "Ce sont mes convictions et l'intérêt de l'enfant doit primer". 

#Le point justice: "Oui, je connaissais Bygmalion"

Après François Fillon, Xavier Bertrand ou NKM, Nadine Morano "connaissait, comme tout le monde, la société Bygmalion". Mais, dit-elle, "Nicolas Sarkozy pouvait ne pas la connaître. (...) Pendant la campagne il ne s'occupait pas de l'intendance et a fait confiance à ses équipes".

S.A.