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Montebourg : Les méthodes de Mittal « relèvent du chantage et de menaces »

Vue du site sidérurgique Arcelor-Mittal de Florange (Moselle)

Vue du site sidérurgique Arcelor-Mittal de Florange (Moselle) - -

Arnaud Montebourg s'en est encore pris mercredi après-midi à la famille Mittal, propriétaire du site sidérurgique de Florange (Moselle). Le ministre du Redressement productif a estimé que Mittal faisait du chantage et pratiquait la menace pour faire valoir ses intérêts.

Arnaud Montebourg persiste et signe. Le ministre du Redressement productif a lancé une nouvelle flèche lundi après-midi contre le groupe sidérurgique Arcelor Mittal. En marge de son déplacement dans l'usine Duralex, près d'Orléans, Arnaud Montebourg a cette fois fustigé les méthodes d'ArcelorMittal, qui selon lui « relèvent du non-respect des engagements, du chantage et des menaces ». « Quand j'ai déclaré (au quotidien économique Les Echos) "nous ne voulons plus de Mittal en France", j'ai voulu dire que nous ne voulons plus des méthodes de Mittal en France, des méthodes qui relèvent du non-respect des engagements, du chantage et des menaces », a expliqué le ministre.
« Nous ne voulons plus de Mittal en France parce qu'ils n'ont pas respecté la France », avait affirmé le ministre dans un entretien au quotidien économique Les Echos paru lundi. Des propos qui avaient « extrêmement choqué » la famille Mittal.
Face à la menace de la France de nationaliser une partie du site de Florange (Moselle), la direction de Mittal avait répondu que la vente de la totalité du site de Florange « mettrait en péril la viabilité du reste des activités d'ArcelorMittal en France, où le groupe emploie 20 000 salariés ».

Vers une nationalisation du site

Arnaud Montebourg a également expliqué que nationaliser le site serait « respectueux de l'Etat de droit français et européen ». « Une prise de contrôle public temporaire est une option parfaitement raisonnable, qui est en train de s'imposer, parce qu'elle est à coût nul pour le contribuable, qu'elle est respectueuse de l'Etat de droit français et européen », a expliqué Arnaud Montebourg.
Le gouvernement a brandi la semaine dernière la menace d'une nationalisation temporaire du site, face au refus d'ArcelorMittal d'élargir le périmètre de la vente à l'intégralité du site. Le gouvernement, qui n'a plus que quelques jours pour trouver un repreneur, a indiqué la semaine dernière avoir reçu deux offres, mais seulement pour la totalité du site, alors qu'ArcelorMittal souhaite en conserver une partie.

La Rédaction avec AFP