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Masques obligatoires: le gouvernement veut "aller le plus rapidement possible"

Alors qu'Emmanuel Macron a annoncé mardi que le port du masque sera obligatoire à partir du 1er août dans les lieux clos pour lutter contre la recrudescence du coronavirus, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a précisé ce mercredi que "si ça peut être avant, ça sera avant".

Le gouvernement veut "aller le plus rapidement possible" sur l'instauration du port du masque obligatoire dans les "lieux publics clos" même si Emmanuel Macron "a donné le 1er août comme un cap possible en terme de calendrier", a précisé ce mercredi son porte-parole Gabriel Attal.

Un décret publié "prochainement"

"Si ça peut être avant, ça sera avant", a ajouté lors du compte-rendu du Conseil des ministres le secrétaire d'Etat, en précisant qu'il y a un "travail juridique et technique actuellement en cours" et que "le décret sera publié prochainement".

"Il ne s'agit pas de dire qu'il faut attendre que l'obligation soit inscrite dans le marbre du règlement pour que les Français puissent adopter le port du masque le plus rapidement, le plus largement possible et le plus régulièrement possible", a-t-il insisté.

"Beaucoup de commerces imposent déjà le port du masque pour les clients qui se rendent dans leur magasin, évidemment il faut que ça se poursuive dès maintenant", a complété Gabriel Attal.

Une attente incompréhensible pour les médecins

Le président de la République a dit souhaiter que "dans les prochaines semaines on rende obligatoire le masque dans tous les lieux publics clos (...) par exemple à partir du 1er août", mardi lors de l'interview du 14 juillet.

Cette annonce a réjoui ceux qui plaidaient pour cette mesure, mais ils réclament son application sans délai et y compris sur les lieux de travail.

"Attendre quinze jours de plus, c'est trop", juge ainsi dans Le Parisien le psychiatre Antoine Pelissolo, auteur d'une tribune appelant au port du masque obligatoire dans les lieux clos, parue samedi dans ce quotidien.

Selon la loi de sortie de l'Etat d'urgence sanitaire du 9 juillet, "le Premier ministre peut, par décret pris sur le rapport du ministre chargé de la Santé, (...) réglementer (...) les conditions d'accès (...) d'une ou de plusieurs catégories d'établissements recevant du public ainsi que des lieux de réunion, à l'exception des locaux à usage d'habitation".

A Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), où cette mesure est en vigueur depuis lundi, la mesure concerne "tout établissement clos recevant du public, que son activité soit d'ordre administratif ou commercial" (commerces, mairie, services publics, parties communes des hôtels, etc.), a précisé la préfecture dans un communiqué.

A.S. avec AFP