BFMTV

Loi Travail: "reculer serait une faute politique" pour Manuel Valls

Au cours d'une intervention devant les députés PS à l'Assemblée nationale ce mardi, le Premier ministre Manuel Valls a déclaré, à propos de la loi Travail, que "reculer serait une faute politique".

Ce mardi à l'Assemblée nationale, le Premier ministre Manuel Valls a fait face aux députés PS sans dévier de la ligne directrice qu'il s'est fixé, à savoir aller jusqu'au bout de la loi Travail. "Reculer" sur le projet de loi travail serait "une faute politique" qui donnerait "un boulevard à la droite", a affirmé Manuel Valls, assurant de sa volonté de "tenir sur le fond du texte" et notamment l'article 2, le plus contesté mais qui selon lui "doit être préservé"

Valls renvoie Gattaz et la CGT dos à dos 

Lors de la réunion hebdomadaire des députés socialistes à l'Assemblée nationale fermée à la presse, le Premier ministre a également jugé "pas acceptables" les propos controversés du patron du Medef Pierre Gattaz qualifiant les grévistes de la CGT de "voyous" et de "terroristes", tout en estimant que les "blocages" n'étaient pas acceptables non plus, selon des propos transmis par un participant. "Tout mot qui tend les rapports entre les organisations n'est pas le bienvenu. Les propos de Pierre Gattaz à l'égard de la CGT qui est une organisation que nous respectons (...) qui est une grande organisation, tous ces mots sont à proscrire", a-t-il déclaré devant les journalistes en sortant de la réunion, appelant "tout le monde à débattre du fond du texte pour s'apercevoir des avancées à la fois pour les entreprises comme pour les salariés".

Ecouter les revendications catégorielles pour "convaincre"

Manuel Valls a par ailleurs assuré être "toujours ouvert au dialogue et aux propositions" mais "pas au 'troc' comme j'ai pu l'entendre ici ou là". Alors que le gouvernement a satisfait à des revendications catégorielles ces derniers mois, des fonctionnaires, des agriculteurs et des enseignants notamment, le Premier ministre a toutefois reconnu qu'elles pouvaient contribuer à "convaincre".

"Les choix que nous faisons sur les fonctionnaires, les enseignants (...) c'est aussi un moyen de convaincre tous ceux qui doutent", a-t-il dit. "Nous avons largement de quoi mener le débat surtout face à la droite", a assuré le Premier ministre, alors que la gauche est en mauvaise posture pour la présidentielle.

A.M avec AFP