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Rythmes scolaires: Copé fustige la "taxe Peillon"

Jean-François Copé s'en est pris au coût de la réforme des rythmes scolaires.

Jean-François Copé s'en est pris au coût de la réforme des rythmes scolaires. - -

Le président de l'UMP a dénoncé le coût de la réforme des rythmes scolaires, initiée par le ministre de l'Education nationale. Selon lui, cela impliquera de nouvelles taxes, qu'il qualifie de "taxe Peillon".

L'Education nationale version Vincent Peillon ne plaît décidément pas à Jean-François Copé. Le président de l'UMP a affirmé vendredi qu'une "taxe Peillon" commençait à se mettre en place pour financer la réforme des rythmes scolaires.

Le maire de Lyon "Gérard Collomb vient d'acter le fiasco financier de la réforme des rythmes scolaires en annonçant qu'il allait faire payer les familles", affirme-t-il ainsi dans un communiqué.

"En décidant de créer un forfait qui coûtera aux parents jusqu'à 20 euros par an et par enfant pour financer la réforme des rythmes scolaires, Gérard Collomb confirme les difficultés d'organisation et le coût caché d'une réforme bâclée et non financée", ajoute-t-il.

Le maire de Lyon, candidat à sa succession, a annoncé mardi dans Le Progrès qu'il fixerait un "forfait annuel compris entre 10 et 20 euros" pour financer la réforme des rythmes scolaires.

"Un énième impôt insupportable"

Selon le député-maire de Meaux, "dans d'autres villes de France, la facture est aussi présentée aux familles, comme à Mandeure dans le Doubs, où les parents devront débourser 20 euros par mois".

Pour Jean-François Copé, "aujourd'hui, la vérité éclate au grand jour. Voici donc la 'taxe Peillon' qui se met progressivement en place, comme je l'avais annoncé, dans toutes les communes de France. Cet énième impôt est insupportable alors que la pression fiscale est devenue insoutenable pour les Français, notamment les familles nombreuses qui sont ponctionnées comme jamais".

"Il est insupportable car il vise à payer une réforme dont le contenu pédagogique est très incertain et loin d'être prioritaire (...) Le moyen le plus sûr d'obtenir l'annulation de la taxe Peillon est de sanctionner sévèrement la gauche lors des prochaines élections municipales", affirme-t-il également.

Y. D .avec AFP