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Affaire Copé: "Faire travailler ses amis n'a rien de honteux", défend Guaino

Henru Guaino sur BFMTV vendredi 28 février

Henru Guaino sur BFMTV vendredi 28 février - -

Affaire Copé, retour de Nicolas Sarkozy: le député UMP Henri Guaino était l'invité, vendredi matin, de BFMTV et RMC.

Henri Guaino, député UMP et ancine conseiller spécial de Nicolas Sarkozy était l'invité, vendredi matin, de BFMTV et RMC. Au menu: Affaire Copé, retour de Nicolas Sarkozy... Voici ce qu'il ne fallait pas rater de son interview.

#Le point "La France": "Nicolas Sarkozy est au-dessus d'un parti"

"L'UMP a du mal à se défaire de Nicolas Sarkozy", a estimé Henri Guaino son ancien conseiller. Et si l'ancien président de la République, qui rencontre Angela Merkel à Berlin ce vendredi, n'a rien dit sur un éventuel retour en politique, son ex-plume a son avis: "C'est une des solutions qui s'offrent à l'UMP, explique-t-il mais ce sont les circonstances, les besoins du pays qui décideront. Quand on a été président de la République on ne revient pas aider son parti, on revient aider son pays".

Selon Henri Guaino, "Nicolas Sarkozy a laissé un vide" à l'UMP qui "manque désormais de leadership". "L'UMP a du mal à débattre et à confronter ses idées", a encore dit le député.

#Le point solidarité: les amis de mes amis...

"Faire travailler ses amis n'a rien de honteux", a réagi Henri Guaino a propos de l'affaire qui ébranle le président de l'UMP Jean-François Copé. "J'ai lu l'article du Point très attentivement et je n'ai vu aucune preuve, que des hypothèses", a poursuivi le député UMP. "Je ne peux pas, je ne veux pas, croire que ce soit vrai", a-t-il dit avant d'admettre que ce serait "désastreux pour le parti comme pour les militants" en cas de confirmation des informations sorties par l'hebdomadaire.

"Si c'était vrai Nicolas Sarkozy a été volé", a expliqué Henri Guaino mais jamais il n'en a parlé. "Son rôle était de faire campagne".

#Le point "Tous pourris": "Ça laisse des traces"

Cette "affaire Copé" ne "profitera qu'aux extrêmes, à ceux qui jouent sur le 'Tous pourris'", a affirmé Henri Guaino avant de défendre son camp. "Ce n'est pas le retour de la guerre des clans", a-t-il assuré alors que certains députés UMP ont affirmé connaître ses agissements. "Je ne crois pas que quelqu'un soit assez déloyal pour faire autant de mal à sa famille politique".

"Le doute fait du mal à la politique", a poursuivi Henri Guaino avant de souligner que selon lui "80% des accusations contre des hommes politiques n'ont mené à rien" mais que "cela laisse des traces".

Samuel Auffray