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Les grands Congrès

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Uni à Epinay, choqué à Valence, discrédité à Rennes... le PS a connu ses heures de gloire et ses échecs lors de ces Congrès. Retour sur ces lieux et dates chargés d'histoires.

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Epinay : juin 1971
C'est la renaissance du PS. La famille socialiste se regroupe et s'ouvre, autour de son nouveau leader, le député de la Nièvre, François Mitterrand. Soutenu par les leaders de grandes fédérations, notamment le Marseillais Gaston Defferre, le Lillois Pierre Mauroy, et par le chef de l'aile gauche du parti, Jean-Pierre Chevènement, Mitterrand est élu Premier secrétaire du PS. Il prépare alors les bases d'un accord avec le PCF, qui sera effectif dès 1972.

Valence : octobre 1981
Quelques mois après la victoire de François Mitterrand à la présidentielle, les socialistes se retrouvent à Valence. Paul Quilès jette un pavé dans la marre. Le secrétaire national du PS affirme que pour réussir le changement, il ne suffit pas de dire « des têtes vont tomber mais dire lesquelles ». Il dénonce également la présence au sein du parti de gens « déterminés à saboter la politique voulue par les Français ».

Rennes : mars 1990
La bataille commence pour savoir qui va succéder à François Mitterrand. Le vote des militants est éparpillé entre 7 motions. Aucune majorité ne parvient à se dégager. Le Congrès de Rennes est le théâtre d'un affrontement entre les héritiers du leader du PS. C'est finalement Pierre Mauroy qui succède à François Mitterrand. Mais l'ambiance dans les rangs du parti est aux jeux d'appareil et rivalités diverses. Pour la première fois, plusieurs gauches apparaissent. 18 ans plus tard, les mêmes courants continuent de se livrer bataille.

Liévin : novembre 1994
Le PS est en crise. Il vient de perdre les élections européennes. Il opère alors un virage nettement à gauche, en consacrant Henri Emmanuelli grand vainqueur du Congrès de Liévin. Regroupant la quasi-totalité des camps du parti, sa motion remporte plus de 90% des suffrages des militants, et il est élu Premier secrétaire avec plus de 87% des voix.

Brest : novembre 1997
Après quelques mois de cohabitation avec Jacques Chirac à la tête de l'Etat et Lionel Jospin à celle du gouvernement, les socialistes se réunissent à Brest fin novembre 1997. La motion soutenue par Laurent Fabius, Michel Rocard et Dominique Strauss-Kahn confirme François Hollande comme légitime héritier du trône socialiste. Depuis la nomination de Jospin à Matignon, ce dernier occupait en effet le poste de Premier secrétaire délégué. Le 27 novembre, il bat largement son adversaire Jean-Luc Mélenchon, avec plus de 90% des voix des militants.

Dijon : mai 2003
Premier congrès du PS, un an après la « claque » de la présidentielle 2002 : Lionel Jospin éliminé au 1er tour, la gauche entière avait été obligée de voter à droite. A Dijon en mai 2003, le PS entame sa reconstruction, et François Hollande, seul candidat à sa succession, rempile à son poste de Premier secrétaire.

Juliette VINCENT