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Le Foll: "La Grèce doit désormais faire des propositions"

Au micro de Jean-Jacques Bourdin, le ministre de l'Agriculture a affirmé que la balle était désormais dans le camp de la Grèce, qui doit désormais "faire des propositions" pour reprendre les négociations. Il a également pointé du doigt le discours de Yanis Varoufakis, le ministre des finances grecs qui a démissionné lundi matin.

Après le "non" massif au référendum dimanche soir, le gouvernement Hollande a bien pris note de la décision du peuple grec. Mais la France, à l'image de Stéphane Le Foll invité de Jean-Jacques Bourdin lundi sur RMC-BFMTV, attend désormais de la Grèce des propositions afin de reprendre les négociations avec ses créanciers européens.

Le "non" grec ? Il s'agit d'une "volonté d'exprimer une manière de non face à une politique subie par les Grecs depuis cinq ans. C'est aussi un manière de dire à tous les autres 'Respectez-nous en tant que peuple'", a retenu le ministre de l'Agriculture.

Interrogé sur la démission du ministre des Finances grec Yanis Varoufakis, lundi matin, Stéphane Le Foll a pointé du doigts son discours de la semaine passée: "ses propos sur le 'terrorisme' étaient inacceptables" a regretté le ministre.

Au lendemain de ce référendum historique pour la Grèce, l'enjeu se joue également sur le plan européen. Et à en croire Stéphane Le Foll, " c'est désormais à la Grèce de faire des propositions" en vue de revenir à la table des négociations avec l'Europe. "L'Europe a fait des propositions la semaine dernière. La Grèce a dit non. Il va falloir prendre en compte à la fois ce qu'a revendiqué le peuple grec mais aussi les impératifs de l'Europe.

"Ceux qui cherchent à abattre l'Europe font une erreur colossale"

Pour autant, la question d'une éventuelle sortie de la Grèce de l'euro n'est pas d'actualité: "Personne n'a exprimé de souhait qui consisterait à dire qu'il faut mettre la Grèce dehors. On doit discuter, faut-il que chacun prenne la mesure de l'enjeu", a tempéré le ministre de l'Agriculture. "Ceux qui cherchent à diviser et à abattre l'Europe font une erreur colossale", a dénoncé le ministre, avant de regretter une forme de retour au nationalisme qui est inquiétante" en Europe.

Prochaine échéance : dès lundi soir, où François Hollande et Angela Merkel se rencontreront à l'Élysée pour un sommet franco-allemande consacré à la question grecque. "Attendons les moments cruciaux comme ce soir entre les différents acteurs européens".

Johann Duriez-Mise