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Le chef des députés MoDem refuse un "mercato entre les famille LaREM, MoDem et Agir"

Patrick Mignola lors des questions au gouvernement, le 20 février 2018.

Patrick Mignola lors des questions au gouvernement, le 20 février 2018. - Eric FEFERBERG / AFP

Alors que plusieurs parlementaires ont quitté LaREM, le patron des députés MoDem veut préserver la majorité autour du gouvernement.

Il est "heureux et honoré", mais de s'en félicite pas totalement. Patrick Mignolas, président du groupe MoDem à l'Assemblée nationale ne voit pas complètement dun' bon oeil les fuites des élus LaREM vers d'autres mouvements à l'Assemblée nationale.

Invité de France Inter ce mercredi, le député estime que la priorité est "que la majorité reste une majorité jusqu'au bout", et pas "d'organiser un mercato entre les familles LREM, MoDem et Agir".

"Il y a des envies de rejoindre le groupe MoDem à l'Assemblée, nous en sommes heureux et honorés. Mais (...) la priorité c'est qu'il faut que la majorité parlementaire reste une majorité jusqu'au bout", a-t-il affirmé.

"La priorité c'est d'élargir la majorité, il faut que la majorité regarde au-delà d'elle-même. Le but n'est pas d'organiser un mercato entre les famille LaREM, MoDem et Agir", a-t-il poursuivi.

Ne pas "redispatcher la majorité en interne"

Mais Patrick Mignola avait provoqué des remous dans l'alliance LaREM/MoDem la semaine dernière en affirmant, dans une interview au Figaro, sa volonté de tendre la main à ceux "de la majorité et de l'opposition" pour "élargir son groupe".

"J'ai tendu la main d'abord à ceux qui peuvent venir renforcer la majorité. Et dans un deuxième temps, lorsque la majorité sera réorganisée (...) il faudra regarder là ou les gens se sentent le mieux", a insisté le parlementaire mercredi sur France Inter.

Il ne s'agit pas "de réorganiser ou de redispatcher la majorité en interne", a-t-il ajouté, souhaitant que les députés "se réorganisent pour travailler ensemble", et citant l'exemple de "la bannière Renaissance" sous laquelle la majorité avait fait campagne aux élections européennes, qui avait "très bien marché".

Par IV avec AFP