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Jean-Michel Blanquer défend l'allégement du protocole sanitaire dans les établissements scolaires

Jean-Michel Blanquer, a annoncé une hausse de 1,2 milliards d'euros du budget du ministère de l'Éducation nationale.

Jean-Michel Blanquer, a annoncé une hausse de 1,2 milliards d'euros du budget du ministère de l'Éducation nationale. - Patrick Kovarik - AFP

Un nouveau protocole sanitaire est appliqué depuis ce lundi dans les établissements scolaires. Une mise à jour dénoncée par les syndicats.

Face à la situation épidémique fragile, le protocole sanitaire à observer au sein des établissements scolaires a été allégé vendredi, avec une entrée en vigueur ce lundi. Une décision qui provoque la surprise. À présent, la fermeture d'une classe ne sera plus systématique en cas de détection d'un cas de variant anglais. Ce que les syndicats de l'Éducation nationale jugent "incompréhensible et irresponsable", exprime par exemple le Syndicat national des enseignants de second degré (SNES-FSU) sur Twitter.

Une bronca qui ne fait pas reculer le ministre de l'Éducation nationale. "Chaque étape du protocole sanitaire correspond à un cursus qu'on fait avancer en fonction de la situation sanitaire telle qu'elle est évaluée par les autorités de santé", défend ce lundi Jean-Michel Blanquer en marge d'un déplacement en Loire-Atlantique sur le thème du service national universel et du service civique, au côté de la secrétaire d'État Sarah El Haïry.

"On avait fortement durci ces derniers temps, notamment pour tenir compte des différents variants", ajoute-t-il au micro de BFMTV. "Les autorités de santé ont pensé que c'était mieux de revenir au système précédent, c'est-à-dire la fermeture d'une classe en général quand il y a trois cas. C'est donc la situation dans laquelle on est pour le variant anglais, mais pas pour le variant dit brésilien et le variant dit sud-africain [où la fermeture est décrétée pour un seul cas, NDLR]."

"L'école n'est pas un lieu de contamination plus fort que le reste de la société"

"L'objectif est d'abord de permettre que les enfants de France puissent aller à l'école, parce que c'est un objectif qui reste absolument fondamental et c'est une fierté française que de maintenir les enfants à l'école et de le faire dans des bonnes conditions de sécurité sanitaire", défend le ministre, estimant par ailleurs que pour les enfants, le fait d'aller à l'école était l'occasion "de pouvoir les tester, aussi de pouvoir rompre les chaînes de contamination. (...) Les dernières études que nous avons, qu'elles soient nationales ou internationales, vont d'ailleurs dans ce sens: elles montrent que l'école n'est pas un lieu de contamination plus fort que le reste de la société, c'est même plutôt l'inverse."
Thomas Soulié avec Clarisse Martin