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Jean-Christophe Lagarde candidat en 2017? "J'y pense comme les autres"

Jean-Christophe Lagarde, le nouveau président de l'UDI et nouveau député-maire de Drancy, était mardi matin l'invité de BFMTV et de RMC.

Jean-Christophe Lagarde, le nouveau président de l'UDI et nouveau député-maire de Drancy, était mardi matin l'invité de BFMTV et de RMC. - BFMTV

Jean-Christophe Lagarde, le président de l'UDI, était mardi matin l'invité de Jean-Jacques Bourdin en direct sur BFMTV et sur RMC.

Invité mardi matin sur BFMTV et sur RMC, Jean-Christophe Lagarde, le nouveau président de l'UDI et député-maire de Drancy va écrire à Nicolas Sarkozy pour le rencontrer et préparer les prochaines élections, départementales et régionales.

# Un candidat UDI en 2017

Jean-Christophe Lagarde prône un centrisme "déterminé". "C'est un projet humaniste et fédéraliste, et qui serait une des solutions à la crise. Nous voulons un gouvernement économique de la zone euro, en faisant en sorte qu'on n'obéisse pas aux ordres des intérêts chinois ou indiens".

Le centrisme ne sera-t-il plus un parti d'appoint? "Je souhaite que nous soyons un parti qui gouverne la France. Ca fait 33 ans que notre parti n'a pas gouverné la France". Jean-Christophe Lagarde souhaite donc un candidat centriste à la présidentielle en 2017. "J'y pense comme les autres".

# 2017? "J'y pense comme les autres"

Pour Jean-Christophe Lagarde, les primaires à l'UMP "n'ont pas de sens car ce sont des primaires internes à l'UMP, comme l'a rappelé Nicolas Sarkozy". "L'UDI n'est pas là pour choisir entre deux candidats UMP, par exemple entre Nicolas Sarkozy et Alain Juppé". Le nouveau président de l'UDI souhaite donc proposer "un projet différent" en 2017, autrement dit un candidat UDI distinct de celui de l'UMP.

En 2012, Jean-Christophe Lagarde dit avoir voté Nicolas Sarkozy pour "éviter la catastrophe que nous subissons tous les jours avec François Hollande". Pour le nouveau président de l'UDI, François Bayrou (qui avait voté Hollande en 2012) "fait partie de ces millions de Français qui se sont trompés, ou qui ont été trompés par François Hollande". François Bayrou est-il aujourd'hui dans l'opposition? "Ca me paraît clair", juge Jean-Christophe Lagarde, car "quand il se fait élire (maire) à Pau, c'est avec l'UMP! Donc je pense qu'il est dans l'opposition. Peut-être un jour expliquera-t-il pourquoi il s'est trompé, ou pourquoi François Hollande l'a trompé".

# Ne pas "courir derrière le FN"

A l'UMP, Laurent Wauquiez pourrait devenir secrétaire général du principal parti d'opposition, dont Nicolas Sarkozy vient de prendre la présidence. "Si c'est le cas, je pense que c'est une erreur de Nicolas Sarkozy, parce que la ligne droitière qui est celle de Laurent Wauquiez finit par être une dérive".

"Je ne crois pas qu'on puisse battre le Front national en courant derrière. Pour battre le FN il faut le combattre. Ce n'est pas courir derrière comme le fait une partie de la droite. Ce n'est pas le stigmatiser comme le fait la gauche. C'est de (le combattre) idée par idée". Jean-Christophe Lagarde compare le parti d'extrême droite à "une PME familiale", "un peu comme le jeu des sept familles, je tire le père, la grand-mère, la petite-fille, et à chaque fois c'est mauvaise pioche". Pour le président de l'UDI, le FN "recueille toutes les frustrations de la société française (...) mais ça ne suffit pas à remettre la marche avant".

Jean-Christophe Lagarde a été accusé d'avoir fabriqué de faux électeurs dans la campagne interne à l'UDI. "Il n'y a pas de faux électeurs", répond le nouveau président du parti centriste, rappelant que le scrutin a été contrôlé par un huissier. Il faut "se remettre au travail", demande-t-il, "après les période de tension, les petites aigreurs".

Le vote à l'Assemblée nationale pour ou contre la reconnaissance de l'Etat palestinien est "une opération électoraliste qui n'est même pas demandée par l'OLP (Organisation de libération de la Palestine, Ndlr)", juge Jean-Christophe Lagarde, qui votera contre. Si le vote est organisé à l'échelon européen, au contraire, il votera pour, "parce que nous seront plus forts".Le vote à l'Assemblée nationale pour ou contre la reconnaissance de l'Etat palestinien est "une opération électoraliste qui n'est même pas demandée par l'OLP (Organisation de libération de la Palestine, Ndlr)", juge Jean-Christophe Lagarde, qui votera contre. Si le vote est organisé à l'échelon européen, au contraire, il votera pour, "parce que nous seront plus forts".

# Pas question de revenir sur l'IVG

Le député-maire de Drancy veut réfléchir à la question de la dépénalisation du cannabis. "Je préfère que l'Etat encadre la consommation de drogue, ce qui permet de passer des messages de prévention, ce qui n'est pas le cas d'un dealer. Un dealer, il a intérêt à vous vendre sa saloperie. Ce n'est pas en se donnant bonne conscience en disant 'c'est interdit', qu'on sauve nos gosses".

Pour le nouveau président du parti centriste, enfin, pas question de remettre en cause la loi Veil sur l'interruption volontaire de grossesse, qui vient d'avoir 40 ans: "L'UDI, c'est le parti de Simone Veil, ce n'est pas le parti de Frigide Barjot".