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Hollande sur TF1: la presse parle d'un "échec sur le fond et la forme"

Les Unes de la presse nationale et régionale sont globalement critiques vendredi 7  novembre, au lendemain du face à face de François Hollande, sur TF1, avec les Français

Les Unes de la presse nationale et régionale sont globalement critiques vendredi 7 novembre, au lendemain du face à face de François Hollande, sur TF1, avec les Français - Revue2presse - Montage BFMTV.com

REVUE DE PRESSE - Le président de la République n'a pas convaincu les éditorialistes de la presse nationale comme régionale lors de son rendez-vous de mi-mandat avec les Français. 

"Encore raté!" tranche Le Figaro. Le face à face télévisé de François Hollande avec des Français, sans précédent depuis son élection à l'Elysée, n'a pas convaincu la presse, qui critique autant la forme que le fond de l'émission de TF1. "Il n'avait pas grand chose à dire, mais il l'a dit longuement", cingle le quotidien de droite, qui n'est pas le seul à émettre un jugement négatif.

"Hollande entretient la déception"

Le Parisien, a vu dans la prestation présidentielle "une démonstration inquiétante de la difficulté de François Hollande de trouver pour la seconde partie de son quinquennat l'élan, la volonté, la force de rassurer des Français qui, au lendemain de son intervention, ont toujours autant de raisons de douter". Sur le fond du propos, "François Hollande a affronté le vent contraire avec véhémence et annoncé - avec une certaine honnêteté - que les efforts demandés paieraient... dans dix ans", commente avec bienveillance Libération, qui regrette néanmoins: "Ce qui a manqué? Parler à la gauche".

"En confirmant sa politique de rigueur, il entretient la déception à gauche sans apaiser l'incrédulité à droite", analyse Ouest-France.

"Un député dont la permanence aurait été le studio de TF1"

Sur la forme prise par le dialogue présidentiel avec quatre Français, dont un ancien candidat PRG aux municipales de Marseille, "l'émission a successivement transformé François Hollande en conseiller de Pôle Emploi, en guichetier d'aide aux entreprises, et finalement en député de base, un député dont la permanence aurait été le studio de TF1, et qui se voyait sommé de consoler, de rassurer, d'aider ses compatriotes dans la détresse ou le désarroi", écrit Sud-Ouest.

"On nous promettait un grand rendez-vous politique à la mi-temps du quinquennat, tacle L'Opinion, nous avons eu une consultation de sous-préfecture".

"La proximité se substitue à la légitimité"

"Le contraste était saisissant entre l'ode présidentielle à une France qui bouge, qui invente, qui réussit, et la réalité de ces quatre Français pour qui la crise est bien concrète, quotidienne", commente La République des Pyrénées. "Le président a surtout tenu à être compatissant, histoire d'effacer l'anecdote ravageuse des 'sans dents'", pose L'Alsace.

"Le chef de l'Etat en a été vite réduit à assurer le service après-vente de sa politique et de ses pannes là où l'on attendait un visionnaire qui montre - enfin - le cap", renchérit le Journal de la Haute-Marne quand La Nouvelle République du Centre Ouest admet qu'"au moins cette opération de communication l'aura rapproché de ses lointains administrés le temps d'une soirée. La proximité se substitue à la légitimité". Conclusion de La Charente libre: "Personne ne sait où tout ça nous mène, pas même lui".

Samuel Auffray avec AFP