BFMTV

Griveaux se justifie après avoir publié une photo de collaborateurs pour commémorer la rafle du Vel' d'Hiv

Benjamin Griveaux - Image d'illustration

Benjamin Griveaux - Image d'illustration - AFP

L'erreur est quelque peu gênante. Mardi dernier, le candidat LaREM à la mairie de Paris a publié sur Twitter une photo d'époque en la mémoire des victimes de la rafle du Vel d'Hiv de 1942, arrêtées par la police française lors de la Seconde Guerre Mondiale. Or il s'agissait, sur ce cliché, de collaborateurs en train d'être arrêtés à la Libération de Paris.

Benjamin Griveaux, candidat La République en Marche à Paris pour les municipales de 2020, a commis une bourde pour le moins embarrassante. Mardi dernier, Benjamin Griveaux a souhaité rendre hommage aux 13.152 victimes de la rafle du Vel d'Hiv des 16 et 17 juillet 1942 en publiant une photo de l'époque sur son compte Twitter.

Une photographie en noir et blanc, sur laquelle on distingue plusieurs dizaines de personnes, dont certaines sont assises par terre avec leurs affaires, dans ce qui ressemble au Vélodrome d'Hiver de Paris.

Or contrairement à ce qu'il pensait, le cliché n'était pas daté de juillet 1942, mais d'août 1944. Et sur ce cliché se trouvaient des collaborateurs en train d'être arrêtés lors de la libération de Paris, et non pas des juifs raflés lors de la rafle du Vélodrome d'Hiver. En revanche, les collaborateurs en question se trouvaient bien dans le Vel d'Hiv.

À la suite de sa publication Twitter, de nombreux internautes ont relevé l'erreur d'appréciation, et l'ont signalé à son auteur. "Encore une fois ce ne sont pas les victimes juives du Vel’d’Hiv mais la photo des collaborateurs en septembre 1944", a par exemple réagi Arno Klarsfeld sur le réseau social, le fils de Serge et Beate Klasfeld, les "chasseurs de nazis".

Les archives photo de l'Agence France Presse (AFP) démontrent aussi que les individus assis sur ce cliché ne sont pas des personnes juives venant d'être raflées, comme l'a repéré 20 Minutes. La légende de cette photo indique en effet: "Français ayant collaboré avec les forces occupantes allemandes sont arrêtés et réunis au Vélodrome d'Hiver à Paris en août 1944 après la Libération de Paris".

Ce à quoi Benjamin Griveaux a répondu, ce lundi, sur ce même réseau social: "Je comprends que cette image ait pu choquer. Il se trouve qu’elle est largement associée à cet épisode historique, sur différentes sources d’archives". 

Jeanne Bulant