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Syrie: "La Constitution française ne prévoit pas de vote"

La ministre des Affaires Sociales et de la Santé Marisol Touraine invitée de BFM Politique

La ministre des Affaires Sociales et de la Santé Marisol Touraine invitée de BFM Politique - -

Marisol Touraine est revenue sur BFMTV sur l’éventuelle intervention militaire de la France en Syrie aux côtés des Etats-Unis. Si un débat au Parlement est prévu mercredi, il n’y aura pas de vote.

La France n’organisera pas de vote sur la question de l’intervention en Syrie. La ministre des Affaires sociales et de la Santé Marisol Touraine, invitée dimanche de BFM Politique, a expliqué pourquoi le président, chef des armées selon l'article 35 de la Constitution, peut lancer une action militaire sans demander la permission.

Concernant l’attaque chimique du 21 août en Syrie, près de Damas, Marisol Touraine juge "absolument insupportable et inacceptable" ce qui s’est passé. "Ne pas agir, c’est donner la possibilité à ces massacres chimiques contre la population civile de se reproduire et nous ne pouvons pas rester inactifs", insiste-t-elle.

Le rôle de la France, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, est "d’œuvrer pour qu’une coalition aussi large que possible au niveau international se réalise", affirme-t-elle sur le plateau de BFMTV. Mais la France ne peut pas agir seule, son rôle est de rassembler.

La Constitution n'est pas à "géométrie variable"

Pourquoi lancer une action? D’abord pour éviter que les crimes commis restent impunis. "Le président de la République n’a jamais été un va-t-en-guerre, il s’agit d’apporter une réponse à la situation présente", explique Marisol Touraine avant d’ajouter les raisons de l’absence de vote, à la différence de la Grande-Bretagne notamment.

"La Constitution est extrêmement claire, elle ne prévoit pas qu’il y ait de vote, selon l’article 35. Pourquoi faudrait-il changer la Constitution. Ce n’est pas un document à géométrie variable", conclut-elle enfin. La France ne pouvant agir seule, elle reste suspendue à la décision du Congrès américain dont Barack Obama attend le feu vert.

L. B.