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Plan d'économies: revivez la journée marathon de Manuel Valls

Le plan d'économies a été adopté à l'Assemblée nationale par 265 voix pour, 232 contre et 67 abstentions.

Le plan d'économies a été adopté à l'Assemblée nationale par 265 voix pour, 232 contre et 67 abstentions. - -

Après deux semaines de confrontation inédite avec sa majorité, Manuel Valls cherche mardi à l'Assemblée, à faire adopter son plan de 50 milliards d'économies, indispensable aux yeux de l'exécutif pour la crédibilité française en Europe.

Après un début de révolte dans les rangs socialistes, Manuel Valls joue gros ce mardi après-midi. Le Premier ministre doit faire adopter son plan de 50 milliards d'économies à l'Assemblée nationale. De ce vote dépendra en grande partie la suite de son mandat de chef du gouvernement.

Et, si au sein de la majorité, les socialistes voteront "pour", comme les partenaires du gouvernement, les radicaux, les communistes et l'UMP voteront contre. Du côté des écologistes et du l'UDI, une décision commune n'a pas été arrêtée. Les premiers pourraient s'abstenir quand les seconds envisagent de voter favorablement.

Réactions, prises de position et analyses: suivez la journée marathon de Manuel Valls.

>> Ce live est désormais fini. Retrouvez les infos à retenir de la journée ici.

20h40 - Les Verts votent contre

Barbara Pompili a dit sur BFMTV avoir voté contre, "comme la majorité" du groupe EELV.

20h20 - Valls salue un "acte fondateur"

"Merci à la majorité pour ce soutien important", déclare le Premier ministre après la validation de son plan d'économies. Et de saluer "un acte fondateur pour la suite du quinquennat".

20h18 - L'Assemblée approuve le plan d'économies

Le plan d'économies a été adopté par 265 voix pour, 232 contre et 67 abstentions, dont 41 au Parti socialiste (comme l'ancienne ministre de l'Ecologie Delphine Batho).

20h - Les députés appelés maintenant à voter

La séance à l'Assemblée nationale a été suspendue. Les députés sont appelés à voter.

19h50 - "Etre là pour alerter quand le gouvernement se fourvoie", estime Barbara Pompili

"Nous ne sommes pas dans une démarche d'opposition. Nous sommes là pour alerter quand le gouvernement se fourvoie", estime sur BFMTV la co-présidente du Groupe EELV à l'Assemblée nationale. Même sil leur "paraît logique de votre contre ce texte", a-t-elle cependant réaffirmé. 

19h40 - Le député UMP Frédéric Lefèvre confirme son vote en faveur du plan d'économies

Frédéric Lefèvre, député UMP des Français de l'Etranger, confirme sur BFMTV qu'il votera bien en faveur des mesures d'économies proposées par Manuel Valls.

19h15 - Mélenchon dénonce "un discours farce et attrape"

"Manuel Valls a fait un discours farce et attrape. La farce: ses prétendues concessions. L'attrape: son renoncement dissimulé aux créations d'emplois dans l'Éducation nationale. Pour finir, c'est bien 50 milliards de plus qui seront retirés de l'économie du pays au détriment de sa population. Pourquoi a-t-il répété son discours d'investiture et n'a-t-il donné aucune réelle précision supplémentaire? Tous les députés de gauche peuvent faire justice d'un procédé aussi déloyal", déclare le coprésident du Parti de gauche par voie de communiqué.

19h00 - Manuel Valls reprend la parole, avant le vote. "Le problème, c'est le ton employé" par les différents présidents de parti. "Le ton de Monsieur Copé, par exemple, qui considère qu'avoir gagné les municipales lui donne tous les droits. Cela, les Français ne le comprennent pas. Ne prenez pas votre victoire aux municipales comme un blanc-seing!", s'exclame-t-il, fustigeant des "discours caricaturaux".

18h20 - C'est ensuite Gilbert Collard, député du Rassemblement bleu Marine, qui a pris la parole. Il estime que le pacte de stabilité "fait la guerre aux petits" et obéit aux "diktats européens". "Oui à la France, non à Bruxellles", a-t-il lancé pour conclure son allocution

18h00 - Le diagnostic de Jean-François Copé. "Le diagnostic est très simple, il se résume à une phrase: nous portons des chaînes que la bienpensance de la gauche ne veut pas voir. Ces chaînes, c'est les hausses d'impôt, et tout ce qui empêche ceux qui veulent entreprendre de le faire". Le président de l'UMP propose notamment "une simplification du droit du travail, et la suppression des 35 heures".

17h52 - Jean-François Copé s'exprime maintenant pour l'UMP. "Je ne suis pas sûr que les observateurs aient bien saisi l'ampleur du séisme politique" représenté par les résultats des élections municipales, commence le président de l'UMP. Puis il observe avec ironie une "Valls-mania": "mais hélas, votre plan, monsieur le président de la République, n'est qu'une terrible illusion d'optique". "Vous proposez le même modèle, avec les mêmes faiblesses, mais en serrant davantage la ceinture des Français. Vous imposez des tickets de rationnement aux Français!"

17h40 - Bruno Le Roux est désormais à la tribune. Le président du groupe PS à l'Assemblée défend le plan de Manuel Valls, et rappelle que "ce vote compte". "Qui pourrait penser que notre pays tende vers l'austérité alors que nous annonçons des recrutements dans l'Education nationale?", demande Bruno Le Roux.

17h30 - Marion Maréchal-Le Pen voit "un leurre" dans le plan de Manuel Valls. "Evidemment, nous voterons contre ce pacte parce que c'est un leurre. Les gestes proposés sont dérisoires, et les économies réalisées profiteront d'abord aux entreprises", affirme-t-elle sur BFMTV.

17h15 - C'est désormais Eva Sas qui s'exprime pour le groupe écologiste. "Nous ne pourrons soutenir votre programme", explique-t-elle, "parce que le rythme de réduction des déficits pèse trop lourd sur l'emploi, parce que notre projet européen ne peut pas être la compétition déflationniste".

17h10 - Les députés du Front de gauche, sans surprise, ne voteront pas non plus le plan de Manuel Valls. Le député Nicolas Sansu l'a expliqué à la tribune.

17h00 - "L'UDI s'abstiendra majoritairement" sur ce texte, annonce Philippe Vigier.

16h53 - "L'effort de 50 milliards d'économies semble enfin montrer des responsabilités", avance Philippe Vigier, qui rappelle que le gouvernement actuel "n'est pas le seul responsable" de la situation actuelle de la France. "Nous saluons votre volonté de diminuer les dépenses publiques, et pourtant vous ne ramènerez pas le déficit à moins de 3% en 2015. Nous ne voulons pas vous faire de procès d'intention, mais vous ne tiendrez pas cet engagement".

16h51 - Le débat commence. Le Premier ministre a fini de parler, c'est désormais à l'UDI, représenté par Philippe Vigier, de s'exprimer.

16h50 - Après avoir cité Pierre Mendes-France, Manuel Valls rappelle l'enjeu du vote: "Le résultat du vote de cet après-midi conditionne à la fois la légitimité du gouvernement, sa capacité à gouverner avec sa majorité, et, surtout la crédibilité de la France", affirme Manuel Valls à la tribune. "J'assume les choix qui sont faits!", s'exclame-t-il, usant l'anaphore de "J'assume".

16h45 - Alors qu'il évoque le vieillissement de la population, "un défi majeur", Manuel Valls promet "une loi sur la dépendance présentée en conseil des ministres avant l'été".

16h35 - Place à la réforme territoriale. Manuel Valls défend maintenant sa réforme des collectivités territoriales, avec notamment le débat sur la suppression des conseillers départementaux. Et s'il le faut, le Premier ministre se dit "prêt" à "aller plus vite encore". Mais pour lui, la réforme des collectivités ne va pas sans réforme de l'Etat. "Repenser nos structures territoriales, c'est aussi repenser le rôle et la place que l'Etat doit tenir dans nos territoires. Nous allons revoir et renforcer son organisation." "L'Etat devra aussi se recentrer sur ses missons", lance Manuel Valls.

16h30 - Manuel Valls vante un plan "calibré", "bien réparti" et "juste". "Le plan d'économies est ni trop faible ni trop dur. Il est juste car il est calibré pour assurer le redressement de notre économie", affirme-t-il. Il est le fruit du "dialogue nourri, exigeant et fructueux" avec la majorité.

16h25 - "Le pacte de solidarité et de responsabilité, c'est du pouvoir d'achat", rappelle le Premier ministre, qui évoque de nouveau l'augmentation de la moitié du Smic promise aux bas salaires. "La vie chère, la difficulté à réaliser les projets du quotidien, à se loger, cela doit être au centre de nos préoccupations", martèle Manuel Valls. Pour lui, "le pacte droit être un immense levier de confiance pour aller chercher la croissance et la compétitivité."

16h20 - Manuel Valls s'exprime face aux députés, devant un hémicycle quasiment vide. "Le 8 avril, vous m'avez accordé votre confiance: c'est la condition de la réussite de la France, et des Français. Le vote d'aujourd'hui est un moment de vérité. Ce n'est pas un vote indicatif, c'est un vote décisif. Il marquera profondément l'évolution de notre pays""

16h15 - Manuel Valls est arrivé à la tribune de l'Assemblée. Il présente désormais son plan d'économies.

15h45 - La suite du programme. La traditionnelle séance de questions au gouvernement est en cours. Dès 16h15, comme l'explique le compte Twitter de l'Assemblée nationale, c'est Manuel Valls qui prendra la parole pour défendre son plan d'économies. Ensuite, les députés débattront, puis procèderont au vote. Les résultats sont attendus avant 20 heures. >> Qui va voter quoi?

Vers 16h15, déclaration du Gvt suivie d'un débat sur le pj de programme de stabilité pour 2014-2017 et vote sur cette déclaration #DirectAN
— Assemblée nationale (@AssembleeNat) 29 Avril 2014

15h30 - L'analyse du porte-parole des députés PS. "Soit la majorité est soudée et dans ce cas, Manuel Valls peut loyalement travailler avec elle, soit il devra apprendre à travailler avec une majorité relative - et nous le regretterons", explique Thierry Mandon sur BFMTV.

14h40 - Dernière déclaration de Bruno Le Roux. Le chef de file des députés PS a martelé mardi que "le premier devoir de la majorité", c'était "d'être la majorité". A la sortie de la réunion du groupe socialiste mardi midi, Bruno Le Roux a affirmé qu'"il n'y a pas la place dans la période où nous sommes pour des gestes individuels". "Chaque parlementaire a été écouté", a-t-il assuré, jugeant Manuel Valls "convaincant" lors de son intervention.

14h00 - "Entre trois et quatre" députés UMP s'abstiendront sur le plan d'économies. Le président du groupe UMP à l'Assemblée, Christian Jacob, l'a annoncé mardi midi.

13h40 - Les députés UDI vont s'abstenir. Les centristes de l'UDI vont majoritairement s'abstenir mardi lors du vote du programme de stabilité à l'Assemblée, a annoncé le président du groupe Philippe Vigier. Il a déploré "l'absence de courage" du gouvernement sur des mesures structurelles.

13h27 - Les larmes de Marie-Noëlle Lienemann. La sénatrice PS n'a pas caché son émotion, après la réunion entre les sénateurs socialistes et Manuel Valls mardi matin. "Pour lui, la gauche gauche n'a jamais rien pensé sur la décentralisation, la gauche n'a jamais rien pensé sur la globalisation, bref la gauche s'est trompée et lui sait mieux que tout le monde. Il s'assoit sur des combats historiques et actuels!" >> Les larmes de dépit de Marie-Noëlle Lienemann.

13h15 - Les écologistes voteront contre le plan d'économies à une "très grande majorité", annonce Barbara Pompili, coprésidente du groupe EELV à l'Assemblée nationale. Douze des dix-sept députés membres ou apparentés du groupe voteront contre le plan d'économies, les autres se répartissant entre abstentions et vote pour, a-t-elle précisé.

12h50 - Economies, baisse des charges, déficit: que votent les députés? Même s’il n’est que consultatif, le vote des députés français, ce mardi 29 avril, s’apparente à une validation de la politique économique du gouvernement >> Lire notre décryptage.

12h30 - "Je parle avec mon coeur, mes tripes". C'est "un vote qui engage qui votre responsabilité individuelle et collective, a expliqué Manuel Valls aux députés de la majorité. Je veux une majorité de gauche pour voter ce pacte. Il n'y a pas d'autre majorité".

"Nous ne menons pas une politique d'austérité, s'est-il défendu selon certains participants. Il s'agit d'assumer le pouvoir. Pour nous mêmes, les socialistes, pour la gauche. Mais surtout pour la France."

"Je vous parle avec mon cœur, avec mes tripes", a dit Manuel Valls a rapporté un député à BFMTV.

12h - Manuel Valls a "convaincu la quasi-totalité" des sénateurs PS. "J'ai été rassuré, ainsi qu'un certain nombre de nos collègues qui se disaient '50 milliards d'économies, c'est beaucoup', en particulier quand il a expliqué les mesures, notamment en faveur des petites retraites ou pour les catégories C de la fonction publique", a expliqué le président du groupe au Sénat, Didier Guillaume.

11h15 - Claude Bartolone "fait le pari de l'intelligence". "Qui aurait intérêt à ajouter une crise à la crise et pour quelle politique alternative?, s'est interrogé le président de l'Assemblée nationale. La situation économique et sociale est déjà bien assez difficile".

"Je fais le pari de l'intelligence" à propos du vote du jour, a assuré Claude Bartolone. S'il a assuré être "favorable à l'expression des députés, à leur travail", l'élu de Seine-Saint-Denis a considéré qu'"à un moment donné, il faut qu'on soit au côté du gouvernement pour poursuivre les réformes".

10h30 - Manuel Valls en visite au Sénat. "Je suis venu délivrer un message de confiance. La France en a besoin", a déclaré le Premier ministre à côté du nouveau président du groupe PS au Sénat Didier Guillaume. "Il s'agissait de ma première visite à ce groupe", a expliqué Manuel Valls au matin du débat sur le pacte de stabilité. "Est-ce que c'est en critiquant le gouvernement qu'on renforce la majorité?", a interrogé le Premier ministre avant de regretter les virulentes critiques des frondeurs à son encontre et à celle du président de la République.

La prise de parole du Premier ministre a été ponctuée d'une sanding ovation des sénateurs.

10h00 - "Probable abstention" des députés écologistes, estime Jean-Vincent Placé. Alors que les députés EELV vont "délibérer dans quelques heures" le sénateur a déclaré qu'il n'y aura "personne qui votera contre". "Les députés écologistes comme les sénateurs, depuis l'annonce de ce pacte par le président de la République le 14 janvier, sont très réservés. La politique de l'offre, le socialisme de l'offre comme on l'appelle aujourd'hui, c'est pas notre tasse de thé", a-t-il précisé sur iTélé.

9h30 - Baroin "votera contre". "Je voterai contre, non parce qu'elles [ces mesures] ne sont pas nécessaires, mais parce que ces mesures disent tellement de choses de ces deux ans de pouvoir de François Hollande", assène François Baroin. Un exemple: "Pourquoi ne pas avoir fait voter la TVA sociale?", s'interroge l'ancien ministre du Budget.

9h15 - François Fillon ne veut pas "être complice de Manuel Valls". L'ancien Premier ministre va voter contre le plan d'économies "qui n'a aucune chance de se réaliser", selon lui. "Il y a un progrès incontestable par rapport à son prédécesseur: il (Manuel Valls) essaie de réparer les erreurs économiques et financières qui ont été commises ces deux dernières années. Évidemment, c'est un peu le crépuscule des promesses socialistes qui ignoraient la dette et la question de la compétitivité", a-t-il déclaré sur France Inter.

|||>> L'ESSENTIEL

• L'Assemblée a approuvé le plan d'économies de Valls par 265 voix pour

• 41 députés PS se sont abstenus

• "La majorité" du groupe EELV a voté contre

Samuel Auffray et Ariane Kujawski