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Plan contre les violences conjugales: la femme sera "protégée dès la première plainte", assure Schiappa

La secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes était l'invitée de BFMTV et RMC ce lundi matin, alors qu'Edouard Philippe doit annoncer les mesures du gouvernement contre les violences conjugales.

Invitée ce lundi matin de BFMTV et RMC, la secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a esquissé les contours du plan contre les violences conjugales annoncé quelques instants plus tard par le Premier ministre Edouard Philippe, et qui contient une cinquantaine de mesures.

"On est déterminés pour agir"

Selon la secrétaire d'État, le plan prévoit la prise en compte et la protection des femmes victimes de violences "dès la première plainte", alors que des dysfonctionnements dans la prise en charge ont été pointés dans de nombreux cas de féminicides.

"Ce à quoi je m'engage et ce à quoi le gouvernement s'engage, c'est de créer les conditions pour protéger ces femmes, et là on est déterminés pour agir. Ce que nous voulons faire, c'est que dès la première plainte ces femmes soient protégées", a ainsi assuré Marlène Schiappa sur notre antenne. 

"Demain dès la première plainte, il y aura face à ces femmes des policiers et gendarmes formés, qui auront une grille d’évaluation du danger avec 23 critères qui leur permettront de guider la conversation et de ne passer à côté d'aucun indice, pour qu'on ait des faisceaux d'indices concordants qui les protègent, et il y aura un protocole d'action à mettre en oeuvre, par exemple la saisie des armes dès la plainte. 31% des féminicides sont commis par arme à feu, si on saisit les armes, on enlève déjà un mode opératoire", a détaillé la secrétaire d'État. 

"C'est maintenant un fait de société et un combat politique"

"C'est une question de priorité", a ajouté Marlène Schiappa au sujet de la lutte contre les violences faites aux femmes. "On a trop longtemps considéré que les violences conjugales étaient une affaire privée, que les féminicides étaient une fatalité. (...) Il faut que maintenant on considère que c'est un fait de société et un combat politique. C'est la raison pour laquelle le Premier ministre Edouard Philippe lui-même a lancé le grenelle des violences conjugales, pour que tous ensemble nous disions 'c'est une priorité, prenez au sérieux ces femmes".
Adrienne Sigel