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Peillon veut "davantage de moyens là où il y en a besoin"

Le ministre de l'Education nationale Vincent Peillon

Le ministre de l'Education nationale Vincent Peillon - -

Le ministre de l'Education nationale Vincent Peillon dévoile ce jeudi sa réforme de l'éducation prioritaire. Elle visera notamment à développer les réseaux d'éducation prioritaire.

"Tous les élèves de France ont droit à l'exigence". Le ministre de l'Education nationale Vincent Peillon lance ce jeudi sa réforme visant à soutenir autrement - mais dans un périmètre équivalent, soit "1.000 réseaux" - les collèges et les lycées en difficulté.

"Nous assumerons de mettre davantage de moyens là où il y en a le plus besoin", a affirme-t-il dans un entretien au Parisien. Et, déconstruisant l'idée que les zones sensibles sont déjà les mieux rétribuées, le ministre détaille: "La Cour des comptes a montré que l’Etat donne 47% de plus pour former un élève à Paris qu’à Créteil".

Vincent Peillon entend bien - malgré son engagement pour les élections européennes du mois de juin - veiller à la mise en oeuvre de cette réforme. Outre l'aspect financier, il ne s'agit pas de mettre en place "une école à deux vitesses, insiste le ministre. Si on vise à mettre en place des pédagogies différenciées, c'est pour atteindre ce fameux socle de culture et de connaissances qui doit être commun à tous les enfants de la République".

Pour ce faire, "des équipes de spécialistes qui aideront les enseignants à traiter la difficulté scolaire" seront formées.

1 élève sur 4 sur "le carreau"

Les Réseaux d'éducation prioritaire, les REP - ils existent depuis 1997 - seront au nombre de 350 et remplaceront dans les priorités les actuelles ZEP, zones d'education prioritaires, créées en 1981. L'avantage du réseau est de concentrer cinq ou six sites dans un travail en commun.

"Il n’y aura pas, d’un côté, des établissements qui récolteront énormément de moyens, et, d’un autre, des collèges et écoles qui n’auront rien", défend Vincent Peillon dans le quotidien avant d'affirmer que sa réforme est financée "sur le budget de l'Education nationale, jusqu'à 2017, dans le cadre des moyens alloués à la Refondation".

"Je ne souhaite pas qu'on ghettoïse l'éducation prioritaire", martèle le ministre de l'Education nationale mais "il ne faut plus que 25% des élèves restent sur le carreau". Un constat qui oblige à réformer. "Je veux être dans l'incitation", insiste Vincent Peillon. Mais une réforme qui passe par l'adhésion de tous: élèves et professeurs.

Samuel Auffray