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Les maîtres-mots de Manuel Valls: "continuité" et "efficacité"

Manuel Valls veut redoner confiance aux Français.

Manuel Valls veut redoner confiance aux Français. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Le Premier ministre a effectué sa première déclaration télévisée depuis sa prise de fonction, mercredi au JT de TF1. Il y a confié son désir de redonner confiance aux Français, tout en se plaçant dans la continuité de l'action menée par Jean-Marc Ayrault. Même s'il compte aller "plus vite"

Comme la plupart de ses prédécesseurs, Manuel Valls a dû se plier à l'exercice télévisé après sa prise de fonction à Matignon. S'exprimant au JT de TF1, il a notamment évoqué sa volonté de "redonner l'espérance" aux Français, souhaitant qu'ils soient "fiers de leur pays et fiers de leur gouvernement".

Il a également évoqué la politique économique qu'il entendait mener, passant notamment par la réduction des déficits. En cela, la succession de Jean-Marc Ayrault ne constituera "pas une rupture, ni "une révolution". "Il ne s'agit pas d'une alternance. Dans bien des domaines, nous allons nous situer dans la continuité du travail engagé par Jean-Marc Ayrault", a-t-il assuré. "Je dois prolonger, approfondir, et en même temps aller beaucoup plus vite", a-t-il poursuivi.

Valls veut la confiance de son camp

Mais avant toute chose, a-t-il fait savoir, il souhaite obtenir la confiance absolue de son camp."Je veux un véritable contrat avec les parlementaires de la majorité", a-t-il ainsi déclaré. Tout en appelant l'opposition à ses responsabilités: "ensemble nous devons répondre non seulement à la crise économique, mais également à la crise de confiance que traduit l'abstention massive à l'occasion des élections municipales", a-t-il déclaré. Car selon lui, c'est "également une crise d'identité que nous traversons: beaucoup de Français se demandent où va la France, quel est son poids dans l'Europe".

"Je ne vais pas changer"

En outre, "toute l'action du gouvernement doit être tournée vers ces hommes, ces femmes qui souffrent, qui ont peur du chômage", a-t-il assuré. "L'action est au service de l'entreprise, de l'attractivité, de la compétitivité, pour créer cette richesse nécessaire, pour libérer les énergies, et pour créer de l'emploi".

Enfin, Manuel Valls a répondu aux critiques à propos de son franc-parler, notamment sur ses déclarations à propos de la suppression des 35 heures, ou encore sur la disparition du mot "socialiste". "C'est de la préhistoire", a-t-il déclaré, affirmant qu'il n'allait "pas changer de personnalité, ni (de) caractère".

"C'est François Hollande qui a été élu président de la République. Moi, je suis là pour fixer, pour mettre en oeuvre son projet", a-t-il ajouté. "C'est lui qui fixe le cap et c'est moi, avec le gouvernement, qui met en oeuvre ses orientations".

Y. D.