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Arnaud Montebourg : "la question de la nationalisation reste sur la table"

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Le ministre du Redressement productif est revenu sur le cas Florange et l'accord signé par ArcelorMittal avec le gouvernement.

"Monsieur Mittal n'a pas tenu ses engagements et a humilié beaucoup de gouvernements en Europe. La question de la nationalisation temporaire reste sur la table si Mittal ne tient pas ses engagements", a déclaré Arnaud Montebourg , invité du 20h de TF1. Ces déclarations prennent un écho particulier après que le gouvernement a signé un accord avec ArcelorMittal rendant de fait caduc le projet de nationalisation temporaire autour duquel Arnaud Montebourg voyait se former un "consensus national".

Les salariés "pas trahis"

Les salariés ne sont pas "trahis, mais déçus très certainement", a continué le ministre. Il a tenu aussi à rappeler les bons résultats de la négociation et notamment le fait que "629 techniciens ne connaîtront pas Pôle emploi" et que "Mittal pérennise la filière avale".

"Je reste à mon poste de combat"

Interrogé sur le désaveu qu'il a subi et l'éventualité de sa démission, le ministre du Redressement a d'abord rappelé le soutien d'une majorité de ses concitoyens au projet de nationalisation : "Si j'avais dû me sentir désavoué, je n'aurais pas été seul car plus de 63% des Français soutenait cette proposition qui est une sorte d'arme pour la puissance publique pour se faire respecter". Il a ensuite exposé de manière plus précise pourquoi il reste au gouvernement : "Si cela avait été une question personnelle, je dois vous dire que j'y aurais songé sérieusement, mais c'est un combat pour la France, pour la reconstruction de notre industrie et de ce fait la question devient indécente, car j'ai décidé de rester à mon poste de travail et de combat".

David Namias et Magali Chalais (sujet vidéo)