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Garrido estime qu'on "s'acharne" sur elle "pour essayer de l'abattre"

Raquel Garrido et Jean-Luc Mélenchon.

Raquel Garrido et Jean-Luc Mélenchon. - THOMAS SAMSON / AFP

Après sa prise de parole sur Snapchat en compagnie de Jeremstar, l'insoumise chroniqueuse pour C8 s'est à nouveau défendue dimanche.

Raquel Garrido n'a pas digéré les révélations du Canard enchaîné sur ses cotisations retraites impayées. Lors de son passage dans l'émission Les Terriens du dimanche sur C8, pour laquelle elle est chroniqueuse, elle a estimé être victime d'un "acharnement".

"Je veux pas rajouter à ce qui a déjà été dit par ma caisse de retraite et le Barreau de Paris. Moi je veux juste qu’on me lâche la grappe, et que celui qui n’a jamais été à découvert me jette la première pierre", a-t-elle lancé dimanche. 

Un acharnement "injustifié"

"Il y a un acharnement sur moi qui est injustifié. Moi je ne suis pas élue, il n’y a pas de raison qu’il y ait une sorte de voyeurisme comme ça pour m’abattre", a ajouté Raquel Garrido, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon pendant la campagne. 

Dans son édition du 4 octobre, le Canard enchaîné expliquait que l'avocate n'avait pas réglé ses cotisations retraite depuis six ans, et celles à l'Ordre des avocats depuis un an. Le jour même, le Barreau de Paris a indiqué qu'elle avait convenu d'un échéancier pour régler ses dettes auprès de l'Ordre. 

"On ne m'abattra pas si simplement"

La Caisse nationale des barreaux français (CNBF), l'organisme qui gère les pensions de retraite des avocats, a pour sa part qualifié d'"inexactes" "les informations mettant en cause un avocat et par voie de ricochet, la CNBF, en ce qu'elle n'assumerait pas ses missions de recouvrement", sans donner d'autres informations. 

"Ce qui est certain c’est que dans ce pays des artisans, des professions libérales, des petits patrons qui ont des arriérés de cotisations qui obtiennent de la part des organismes sociaux des échelonnements, c’est tous les jours, c’est la réalité économique, et moi on s’acharne sur moi pour essayer de m’abattre. On ne m’abattra pas si simplement", a conclu Raquel Garrido. 

Elle avait réagi à ces accusations une première fois vendredi, sur le compte Snapchat du blogueur Jeremstar. "Parfois on est à découvert, comme toute la France il y a des difficultés économiques, les gens normaux ne sont pas blindés de thune", avait-elle alors déclaré.

Charlie Vandekerkhove