BFMTV
Rassemblement national

Rumeurs, MacronLeaks: "Je n'ai pas relayé de fake news", affirme Philippot

Florian Philippot.

Florian Philippot. - Capture Europe 1

Florian Philippot était interrogé lundi matin sur les rumeurs et révélations qui ont entaché la fin de campagne présidentielle et notamment relayées sur les réseaux sociaux. Prolixe sur Twitter, le vice-président du Front national s'est défendu d'avoir participé à la propagation de fausses informations. "Je n’ai pas relayé de fake news", s'est-il agacé sur Europe 1. 

Le numéro 2 du FN était notamment interrogé sur un de ses tweets reprenant un texto concernant l'accueil mouvementé de Marine Le Pen à Reims vendredi dernier. Selon une capture d'écran, le SMS, envoyé par la section locale d'En Marche!, appelait à "tuer" la candidate frontiste. Rapidement, des internautes ont repéré qu'il s'agissait d'un faux document.

"Si vous faites allusion à la manifestation de Reims, le problème n’est pas d’avoir relayé un texto dont chacun pensait qu’il était vrai, insiste-t-il. Tout le monde pensait qu’il était vrai au départ. Le problème, c’est cette manifestation extrêmement violente qui n’a pas été condamnée."

Lundi, malgré la démonstration que ce document a été trafiqué, Florian Philippot n'a pas retiré son tweet.

Réactif toutefois sur d'autres sujets, Florian Phillipot a eu le temps de s'exprimer sur l'affaire des MacronLeaks avant le début de la période de réserve. Vendredi soir, une fuite massive de documents internes au mouvement En Marche! a été rendue publique sur Internet.

"J’en sais rien!", s'est-il emporté ce lundi alors que le mouvement En Marche! assure que des faux documents ont été mêlés aux fichiers relevant de conversations personnelles ou de comptes de campagne. Toutefois, il reste toujours à prouver que quelque chose de compromettant ressortira de l'analyse de ces documents. "Si M. Macron s’estime diffamé ou je ne sais quoi, il saisit la justice et c’est tout à fait son droit, a tenté de justifier le numéro 2 du parti. Le Macron Leaks, on ne peut pas balayer tout d’un coup."

J.C.