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Maréchal-Le Pen se dit d'une "génération saoulée par les valeurs de la République"

Marion Marechal-Le Pen à Milan, le 16 mars 2016.

Marion Marechal-Le Pen à Milan, le 16 mars 2016. - Giuseppe Cadace - AFP

Pour la député frontiste du Vaucluse, la France ne se résume pas à la République et les valeurs de ce régime politique ne doivent servir d'argument d'autorité.

"En désaccord politique" avec avec son grand-père, Marion Maréchal Le Pen semble partager avec lui le goût de la provocation. La député frontiste du Vaucluse a remis en question, mercredi sur i-Télé, les lies qui unissent la France et la République, une séquence repérée par Le Lab d'Europe1

Interrogée sur sa présence le 7 mai au colloque de L'Action française sur le thème "Je suis royaliste. Pourquoi pas vous?", l'élue FN a répondu qu'il s'agit là d'un débat entre républicains et royalistes et qu'elle figure bien dans "le camp des républicains", précisant aimer "les débats d'idées". Face à cela, le journaliste Bruce Toussaint lui a rappelé qu'en 2015, elle avait pourtant déclaré dans la revue Charles: "La République ne prime pas sur la France". Une phrase que Marion Maréchal Le Pen assume pleinement, expliquant mercredi: 

"Je suis d'une génération qui est un peu saoulée par les valeurs de la République qu'on nous sert en permanence et dont on ne sait pas ce qu'elles recouvrent. Et qui évite, d'ailleurs, d'aller sur le fond des idées puisqu'à partir du moment où on dit 'valeurs de la République', on est ainsi exclu du pseudo-champ républicain."

La jeune élue frontiste explique en même être "attachée" à la Ve République, mais tout en insistant que le fait que c'est "un régime politique" alors que "la France est [s]on pays": "Je ne confonds pas les deux. La France, ça n'est pas que la République. Ca a commencé d'ailleurs avant."

La député du Vaucluse a conclu en invitant les dirigeants politiques à mieux expliciter ce que sont les valeurs de la République, dénonçant par exemple le fait que ces valeurs avaient servi d'"argument facile" à la ministre de la Santé pour défendre l'aide médicale d'Etat.

Ma. G.