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Le FN visé par une nouvelle enquête sur le financement de ses campagnes

Marine Le Pen, lors d'un discours à Paris le 8 novembre 2016.

Marine Le Pen, lors d'un discours à Paris le 8 novembre 2016. - Eric Feferberg - AFP

Le parquet de Paris a ouvert une nouvelle information judiciaire concernant le financement des dernières campagnes électorales du Front national.

Le Front national est de nouveau ciblé par une information judiciaire, ouverte par le parquet de Paris, et concernant des soupçons d'escroquerie dans le financement des dernières campagnes électorales du parti, révèle Mediapart. L'enquête a été ouverte après un signalement de Tracfin, la cellule de renseignement de Bercy. Le micro-parti de Marine Le Pen Jeanne ainsi que la société prestataire du mouvement Riwal sont notamment impliqués.

Cette enquête, portant sur la période allant de 2014 à 2016, vise également deux de cadres du FN, Jean-François Jalkh, et Wallerand de Saint-Just. Les deux membres du parti avaient déjà été renvoyés devant les tribunaux début octobre pour des soupçons d'escroquerie aux frais de l'Etat lors des élections législatives de 2012.

Une première enquête sur la présidentielle de 2012

Le Front national était déjà dans le collimateur de la justice, qui soupçonne le parti de fraudes fiscales lors des campagnes législatives et présidentielles de 2012. Dans cette affaire, c'est le système des kits de campagne mis en place par le parti et ses prestataires pour les législatives, qui a fait l'objet d'investigation. Ces kits coûtaient 16.650 euros et ont été fournis par la société Riwal à 525 candidats frontistes, via des prêts consentis par le micro-parti du FN Jeanne.

Derrière ce montage, les juges pensent que se cachent des prestations surfacturées au détriment de l'Etat, qui rembourse les frais de campagne aux candidats dépassant 5% des voix. Le système aurait été imposé aux candidats dans le but de majorer des dépenses électorales remboursables. De son côté, le Front National a toujours clamé son innocence dans cette affaire.

F. H. avec AFP