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Le FN Aliot annonce la dissolution d'associations locales Rassemblement Bleu Marine 

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Louis Aliot, vice-président du FN, annonce dans un entretien mardi au quotidien régional L'Indépendant la dissolution d'associations locales Rassemblement bleu marine (RBM), qui avaient été créées pour les municipales. "Il a été décidé, à l'échelon national, de dissoudre l'ensemble des RBM (qui deviendront) un label électoral, un logo sur les bulletins de vote ou les professions de foi", a déclaré au quotidien le compagnon de Marine Le Pen. "On ne pouvait pas transformer le RBM en parti politique, c'était compliqué par rapport au Front national", précise-t-il.

Louis Aliot a contacté l'AFP pour préciser qu'il s'agissait d'associations créées dans le cadre des municipales de 2014, qui n'ont rien à voir avec le RDM national. C'est Gilbert Collard et Marine Le Pen qui géreront ce dossier, a confié M. Aliot à L'Indépendant. Marine Le Pen a lancé le RBM national en mars 2012, en vue des législatives. Objectif annoncé alors: ouvrir le FN à des alliés.

En septembre de la même année, le RBM s'est constitué sous forme d'association, avec Marine Le Pen pour présidente et Gilbert Collard, élu député du Gard, comme secrétaire général. Plusieurs formations satellites du FN, le Siel (Souveraineté, indépendance et Libertés, dirigé par Karim Ouchikh), PEC (Patrie et Citoyenneté, dirigé par Bertrand Dutheil de la Rochère), etc., en font partie. Même si le logo du RBM a été apposé sur nombre de professions de foi et d'affiches des candidats FN aux élections suivantes, le "rassemblement" a vite été réduit à un strict rôle de "plateforme électorale" du FN sans autonomie. Fin 2012, Marine Le Pen l'a relancé en pleine crise à l'UMP, lui fixant comme objectif d'"élargir au-delà du Front national, parce que c'est cela aussi le but: dépasser les partis sans les remplacer."

Alors que Marine Le Pen cherche, en vue de la présidentielle et des législatives 2017, à élargir son électorat pour dépasser les 50% de voix, elle a annoncé le soir du second tour des régionales le lancement prochain de "Comités bleu marine" aux contours indéfinis.

la rédaction avec AFP