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Béziers: trois habitants tirés au sort pourront passer la journée avec Ménard

Le maire FN de Béziers, Robert Ménard, lors de son premier conseil municipal (photo d'illustration).

Le maire FN de Béziers, Robert Ménard, lors de son premier conseil municipal (photo d'illustration). - Sylvain Thomas - AFP

Robert Ménard, maire FN de Béziers, tirera au sort chaque mois le nom  de trois habitants de la ville. Ils pourront, s'ils l'acceptent, le rencontrer et le suivre durant une journée.

Ils ne sont pas volontaires mais tirés au sort. Trois habitants de Béziers ont eu la surprise de recevoir ce vendredi une étonnante invitation dans leur courrier. L'auteur de cette lettre? Robert Ménard. Il a décidé de proposer chaque mois à trois personnes de l'accompagner durant une journée, afin de "mieux se rendre compte de ce que représente le boulot de maire", précise l'édile au Scan du Figaro.

Un tirage au sort, basé sur les listes électorales, sera ainsi réalisé chaque mois sur trois tranches d'âges (18-35, 35-55 et 55 et plus). Les trois personnes sélectionnées n'auront pas l'obligation de suivre le maire, mais si elles acceptent, elles pourront assister à toutes les activités du maire. 

"C'est une initiative à double sens", explique Robert Ménard. "Elle permettra aux Biterrois (habitants de Béziers) de mieux se rendre compte ce que représente le boulot de maire, et je pourrai en retour rencontrer des gens qui ne sont jamais reçus habituellement, pour qu'ils me parlent d'eux en leur nom propre."

Une idée déjà pratiquée à Paris

L'idée n'est pas neuve. Brigitte Kuster, maire UMP du XVIIe arrondissement, a proposé à des volontaires de l'accompagner durant une journée. Au total, elle a reçu 230 demandes. 10 seront tirées au sort lundi 2 mars. 

Autre initiative similaire, elle aussi UMP, celle de Nicolas Sarkozy. En décembre, le président de l'UMP avait invité son millionième fan Facebook à le rencontrer au siège du parti. Le jeune homme, Loïs Henry, adhérent UMP depuis l'âge de 13 ans, avait été contacté par l'équipe de Nicolas Sarkozy deux jours après avoir cliqué sur le bouton "j'aime" et avait pu rencontrer l'homme qu'il soutient.

A. Dt