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Avec sa truelle et son écharpe de maire, David Rachline conteste à la mosquée de Fréjus

David Rachline le sénateur-maire de Fréjus lors de la manifestation contre la mosquée

David Rachline le sénateur-maire de Fréjus lors de la manifestation contre la mosquée - Jean-Christophe Magnenet - AFP

Jeudi, le maire FN de Fréjus organisait une manifestation sur une plage de la ville. Un rassemblement pour dénoncer une décision de justice du 17 septembre, prise par le tribunal administratif de Toulon, qui a autorisé l'association El Fath à ouvrir la mosquée spécifiquement pour la fête de l'Aïd.

Quelque 200 personnes se sont rassemblées jeudi en fin de journée sur la plage de Fréjus dans le Var, à l'appel du sénateur-maire frontiste de la ville David Rachline pour dire non à la nouvelle mosquée dont l'élu conteste la légalité. Ce rassemblement intervenait alors qu'une décision de justice du 17 septembre, prise par le tribunal administratif de Toulon, a autorisé l'association El Fath, qui gère le lieu de culte musulman dont les travaux viennent de s'achever, à l'ouvrir spécifiquement jeudi pour la fête de l'Aïd.

Le juge a également donné 15 jours à la municipalité Front national pour reconsidérer sa décision de ne pas autoriser l'ouverture de la mosquée. Cette décision a été jugée illégale par le tribunal. Dans un discours, David Rachline a rappelé qu'en 2011, "l'ancienne municipalité UMP avait accordé à l'association El Fath, ce qui veut dire 'la conquête', j'insiste là-dessus, un permis pour un édifice cultuel, puis en 2013 un permis modificatif".

"On est chez nous" scandent les partisans de Rachline

"Le problème", a souligné le jeune élu FN, "est que ces permis font l'objet de nombreux contentieux devant la justice. Comment voulez-vous que j'autorise l'ouverture d'un lieu recevant du public dans de telles conditions?" "Que la justice française autorise l'ouverture d'une mosquée pour éviter une émeute, c'est intolérable", a-t-il lancé.

Armé d'une truelle et ceint de son écharpe tricolore, David Rachline a ensuite symboliquement posé la première pierre d'un lieu de culte sur la plage en posant un parpaing sur un muret. "Si la justice autorise des constructions illégales, alors nous allons symboliquement commencer la construction d'un lieu de culte sur le domaine public maritime, qui sera certainement autorisée par le même tribunal", a-t-il lancé.

Avant d'entonner la Marseillaise, sous les cris de "On est chez nous" de ses partisans, David Rachline a enfin indiqué: "Nous attendons les décisions de la justice sur le fond qui, j'en suis certain, nous seront favorables. Et nous donnerons la parole aux Fréjusiens en organisant un référendum avec une question: Voulez-vous ou non d'une mosquée à Fréjus?"