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1er mai avec J-M Le Pen: Arnautu convoquée le 11 juillet devant l'instance disciplinaire FN

Marine Le Pen et Marie-Christine Arnautu, le 19 mars 2014 à Nice.

Marine Le Pen et Marie-Christine Arnautu, le 19 mars 2014 à Nice. - Valery Hache - AFP

La vice-présidente du Front national est convoquée le 11 juillet devant la plus haute instance du parti pour avoir participé au 1er mai de Jean-Marie Le Pen.

Marie-Christine Arnautu, vice-présidente du Front national, est convoquée le 11 juillet devant la plus haute instance du parti, le bureau exécutif en formation disciplinaire, pour avoir participé au 1er mai de Jean-Marie Le Pen, a-t-on appris jeudi de sources concordantes. 

L'eurodéputée, fidèle de Jean-Marie Le Pen depuis les débuts du FN, devra répondre le 11 juillet en tout début de matinée d'avoir participé au rassemblement place des Pyramides à Paris le 1er mai en l'honneur de Jeanne d'Arc organisé par Jean-Marie Le Pen, co-fondateur du FN exclu de ce parti en août pour la réitération de plusieurs de ses propos pour certains desquels il a été condamné en justice.

Le bureau exécutif est la plus haute instance frontiste, composé de 8 membres dont Marine Le Pen. Le vote de cette instance, à l'exception de celui de Marie-Christine Arnautu, est normalement acquis à la présidente du FN.

"Aller sur le fond politique"

Interrogée, la conseillère municipale niçoise s'est félicitée auprès de l'AFP de pouvoir se présenter devant ce bureau disciplinaire qu'elle appelait de ses voeux pour "qu'on puisse aller sur le fond politique". 

Bruno Gollnisch, ancien numéro deux du FN, avait lui aussi participé à ce rassemblement du 1er mai, ce qui avait amené le bureau politique FN à lui demander de démissionner des instances frontistes. "Dans un souci d'apaisement", Marine Le Pen avait ensuite refusé la "démission" de son ancien rival pour la tête du parti en 2011. 

Marie-Christine Arnautu avait indiqué avoir été sollicitée pour passer un accord similaire, ce qu'elle avait refusé, considérant "n'avoir fait aucune faute politique ni fait preuve de déloyauté envers Marine Le Pen". 

D'autres cadres frontistes avaient été sanctionnés en perdant la tête de la fédération départementale qu'ils dirigeaient, comme l'eurodéputée Mireille d'Ornano (Isère), l'époux de Mme Arnautu, Philippe Chevrier (Yvelines) ou Barbara de Mazières (Maine-et-Loire).

V.R. avec AFP