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Présidentielle: Cécile Duflot officialise sa candidature à la primaire EELV

Cécile Duflot à l'Assemblée nationale, le 8 février 2016.

Cécile Duflot à l'Assemblée nationale, le 8 février 2016. - Jacques Demarthon - AFP

La députée écologiste est depuis ce samedi la sixième candidate à la primaire organisée par EELV. Dans une lettre publiée par Libération, l’ancienne ministre de François Hollande officialise à la fois cette candidature à la primaire écologiste et celle pour la présidentielle.

"On ne s’improvise pas candidat", écrit Cécile Duflot, dans une lettre publiée ce samedi par Libération. La députée écologiste a choisi d'annoncer ce jour sa double candidature: à la primaire EELV, et donc à la présidentielle de 2017. L’ancienne ministre de François Hollande officialise dont une décision qu’elle semble avoir mûri progressivement.

"Parce que l’écologie est une cause trop importante pour que sa défense soit absente des enjeux d’une élection qui peut fixer le cap de notre pays pour les années à venir, je n’ai jamais fait mystère que je me préparais à cette échéance", admet la candidate, qui affrontera donc lors de la primaire les eurodéputés Yannick Jadot et Michèle Rivasi, ainsi que Gérard Charollois, Olivier Lafond et Pierre Schwarz.

"La bataille s'annonce rude"

Dans cette longue lettre, Cécile Duflot n’écarte pas l’idée de rencontrer quelques difficultés sur cette route, dans laquelle elle dit ne pas s’engager individuellement mais "collectivement".

"Tout a été fait et sera fait pour nous écarter: la bataille à venir s’annonce rude. Y compris pour recueillir les 500 signatures nécessaires", écrit-elle.

La justice sociale comme "boussole"

Ecologisme, féminisme et justice sociale sont cités comme étant les piliers de son engagement. "Je suis née écologiste, parce que mes parents m’ont transmis l’amour de la nature et le souci de sa préservation", peut-on lire dans la lettre. "Mon féminisme s’est construit par mon éducation, mais aussi par la confrontation permanente avec l’idée selon laquelle il n’y aurait que des places subalternes réservées aux femmes", explique aussi Cécile Duflot, qui ajoute "la justice sociale est une boussole qui a toujours guidé mes choix." 

Insistant aussi sur le rôle du parlement et la bataille contre le Front national, la députée écologiste promet une "campagne de dialogue", "un moment de conquête", en particulier des jeunes générations.

"Rien ne nous sera donné. Rien ne nous sera épargné. L’espace est mince. Mais il existe", conclut Cécile Duflot. 

C.V.