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Duflot: "les écologistes ont vocation à exercer le pouvoir"

Cécile Duflot au conseil fédéral d'Europe-Ecologie-Les Verts (EELV) samedi à Paris.

Cécile Duflot au conseil fédéral d'Europe-Ecologie-Les Verts (EELV) samedi à Paris. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Devant le conseil fédéral d'EELV à Paris, l'ex-ministre du Logement, qui a refusé de participer au gouvernement Valls, a insisté sur son souhait de voir "un rapport de force différent" dans un éventuel "futur gouvernement".

Cécile Duflot, ex-ministre écologiste du Logement qui a refusé lundi de participer au gouvernement Valls a déclaré samedi que les écologistes avaient "vocation" à "exercer le pouvoir" devant le conseil fédéral d'Europe-Ecologie-Les Verts (EELV) à Paris.

"Le pouvoir, les écologistes ont vocation à l'exercer pour faire prendre un autre cours à l'histoire de notre pays. Je continue plus que jamais de défendre le principe de participation à un gouvernement. Je souhaite un jour faire part de mon expérience (...) aux quatre, cinq, dix membres écologistes d'un futur gouvernement, dans un rapport de force différent", a ajouté Cécile Duflot.

Un "appât alléchant"

"Je suis celle qui a qualifié le discours du président de la République à la conférence environnementale de septembre 2012 'd'historique et infiniment émouvant à entendre pour une écologiste'. Mais j'ai payé pour savoir que pour certains, les mots ont vocation à rester des mots. Je fais le triste constat que c'est aussi cela qui a été sanctionné par les Français dimanche, une politique où le verbe et la 'com' sont plus que les actes", a-t-elle ajouté.

"J'ai passionnément aimé être ministre", a-t-elle dit, ajoutant "si j'avais (eu, ndlr) la sensation qu'il était possible d'agir avec la même utilité dans ce gouvernement (Valls, ndlr), j'aurais continué".

"Continuer à participer aurait été une manière de surdité" après le message des élections municipales, a estimé l'ancienne ministre, pour qui les propositions faites par Manuel Valls mardi à une délégation d'EELV pour rentrer au gouvernement était un '"appât alléchant".

C.P. avec AFP