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Amnistie sociale: Placé appelle les députés PS à la "désobéissance"

Le sénateur EELV Jean-Vincent Placé à Paris en novembre 2011.

Le sénateur EELV Jean-Vincent Placé à Paris en novembre 2011. - -

Jean-Vincent Placé, chef de file des sénateurs verts, a appelé vendredi les députés PS à la "désobéissance" face au refus du gouvernement de soutenir l'amnistie sociale.

Jean-Vincent Placé, chef de file des sénateurs EELV a appelé vendredi les députés socialistes au "devoir de désobéissance" face à "l'oukase" du gouvernement et du président François Hollande qui refusent désormais le projet d'amnistie sociale.

"Je dis aux députés PS: on ne peut pas obéir aux ordres les plus idiots", a lancé l'élu de l'Essonne sur France Info, à propos de la proposition de loi communiste pour une amnistie de délits commis dans le cadre d'actions sociales, votée au Sénat et qui arrive à l'Assemblée. L'exécutif s'y est dit hostile mercredi.

"L'ensemble de la majorité sénatoriale, du PS au PC aux Verts, avons voté ce texte défendu" par les ministres de la Justice et du Travail, a rappelé l'élu Europe Écologie-Les Verts.

"La façon de gouverner aujourd'hui c'est beaucoup d'autoritarisme"

Le texte "va en navette à l'Assemblée nationale", a poursuivi Jean-Vincent Placé indigné qu'il y ait eu le matin même "l'intervention du ministre des relations avec le Parlement, sans prévenir personne, pour dire: non, au fait, maintenant, on est contre". "Ca veut dire que le message vient du plus haut de la République", message "complètement solitaire et inconséquent. C'est scandaleux qu'on puisse prendre une décision comme cela."

"Il y a un devoir de désobéissance" des socialistes. Il faut avoir de la dignité et de l'honneur, respecter ses engagements et ne pas accepter ces oukases qui viennent d'en haut", a insisté Jean-Vincent Placé. Pour lui, "la façon de gouverner aujourd'hui c'est imprévoyance, aveuglement et comme souvent en position de faiblesse, beaucoup d'autoritarisme".

Pour autant, le sénateur écologiste ne se joindra pas à la manifestation du Front de gauche le 5 mai, car "ce n'est pas une réponse politique d'aller stigmatiser ad hominem le chef de l'Etat".

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