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Ennuyeux et éphémère: ce que Valls et Macron disent de Juppé

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Alain Juppé ne fait pas vraiment peur à la gauche. De Valls à Macron, tous sont persuadés que le maire de Bordeaux s'effondrera une fois choisi par son camp pour la présidentielle.

Alors qu'il fait toujours la course en tête à la primaire de la droite et du centre, Alain Juppé agace. Mais à gauche, on n'est visiblement pas très inquiet de voir le maire de Bordeaux atteindre le premier tour de la présidentielle de 2017, selon les informations du Parisien. En privé, on espère que le phénomène Juppé s'affaissera sous la pression de son propre camp. 

"Un dégonflement assez rapide"

Ainsi, Emmanuel Macron ne croit pas du tout à la Juppé-mania. Pour l'ancien ministre de l'Economie, l'édile girondin n'est qu'un effet de mode qui devrait subir "un dégonflement assez rapide". Et pour le leader d'"En marche!", Alain Juppé devrait suivre la même trajectoire... que François Hollande. 

Après la primaire, "ceux qui l'auront choisi le regarderont pour lui-même" et non plus comme un barrage à Nicolas Sarkozy. Et Emmanuel Macron de prédire que comme François Hollande, élu pour partie en opposition à l'ex-président, Alain Juppé s'effondrera avant le premier tour. 

Valls mise sur la division à droite

Manuel Valls n'hésite pas à le dire, il trouve Alain Juppé "ennuyeux". Une accusation à laquelle l'ancien Premier ministre a déjà vertement répondu dans un documentaire diffusé sur France 3: l'ancien Premier ministre "emmerde" ceux qui le trouvent ennuyeux. Mais pour l'actuel Premier ministre, ce n'est pas le caractère de Juppé qui lui posera problème, mais son propre camp. 

L'ancien maire d'Evry prédit ainsi qu'"une partie de la droite sera troublée". "S'il faut rassembler, ce sera compliqué" ajoute encore le chef du gouvernement qui par ailleurs ne croit pas du tout à une participation massive d'électeurs de gauche à la primaire de la droite.

Jusque dans son propre camp, Juppé est moqué. Ainsi Bruno Le Maire, candidat lui aussi à la primaire de la droite et du centre, compare le maire de Bordeaux à "un iceberg tellement important qu'il n'est pas censé fondre avant la ligne d'arrivée. Surtout ne pas bouger".

Paul Aveline