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Hollande annonce la création de sept centres de "service militaire volontaire"

Le président de la République François Hollande visite un établissement public d'insertion de la Défense (Epide) à Alençon, 27 avril 2015.

Le président de la République François Hollande visite un établissement public d'insertion de la Défense (Epide) à Alençon, 27 avril 2015. - Charly Triballeau - AFP

Ces sept centres de service militaire volontaire (SMV) pourront accueillir au total "2.000 jeunes", a indiqué le président de la République. Ce nouveau dispositif d'insertion professionnelle est largement inspiré du service militaire adapté (SMA), qui a fait ses preuves outre-mer.

Une adaptation en métropole d'un modèle qui a fait ses preuves outre-mer. François Hollande a annoncé lundi à Alençon la création de sept centres de service militaire volontaire (SMV) d'ici à l'an prochain, un dispositif d'insertion professionnelle de jeunes en grande difficulté largement inspiré du modèle du service militaire adapté (SMA) développé outre-mer depuis des décennies.

"Il y aura trois centres de service militaire volontaire dès cette année qui accueilleront 1.000 jeunes", à Montigny-lès-Metz (Moselle), Brétigny-sur-Orge (Essonne) et "dans le sud de la France dès janvier 2016", a déclaré François Hollande, précisant que quatre autres centres seront créés l'an prochain.

2.000 jeunes accueillis

Ces sept centres du SMV pourront accueillir au total "2.000 jeunes", a-t-il précisé lors d'une visite d'un établissement public d'insertion de la Défense (Epide) à Alençon.

Créés sur le modèle du SMA de l'outre-mer, ces centres, qui relèveront du ministère de la Défense, recevront des jeunes de 18 à 25 ans pour leur offrir des formations professionnelles liées aux besoins des bassins d'emplois locaux ou des "secteurs en tension" à l'échelle nationale, comme l'hôtellerie et le BTP.

"C’est un système de formation basé sur le volontariat qui sert avant tout à remettre en confiance le jeune via une formation 100% intégrée dans un cadre militaire. S’engager c’est la première étape personnelle pour s’en sortir", détaille le capitaine Frédéric Lardoux, interrogé par BFMTV.com. Nourris et blanchis, les jeunes porteront l'uniforme et seront encadrés par des militaires.

Création de deux autres Epide

François Hollande a par ailleurs confirmé sa décision de porter de 3.500 à 4.500 par an le nombre de jeunes accueillis dans les Epide - un autre dispositif de lutte contre le chômage offrant sur la base du volontariat un parcours individualisé aux jeunes désocialisés - qui relèvent quant à eux du ministère de la Ville en dépit de leur nom.

"Deux autres Epide seront créés dans le sud de la France car c'est là qu'il y a les besoins les plus grands", s'ajoutant aux 18 existants, a-t-il par ailleurs annoncé.

la rédaction avec AFP