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Hollande accueilli sous les sifflets à Florange

François Hollande a rencontré les syndicats de l'usine ArcelorMittal jeudi matin.

François Hollande a rencontré les syndicats de l'usine ArcelorMittal jeudi matin. - -

Le président est arrivé jeudi matin à son arrivée par les salariés d'ArcelorMittal, qui l'accusent de les avoir trahis.

C'était à prévoir: l'accueil n'a pas été très chaleureux pour François Hollande jeudi matin à Florange. Le président est arrivé sous les sifflets des salariés d'ArcelorMittal, qui considèrent que le chef de l'Etat les a trahis, cinq mois après la fermeture des hauts-fourneaux.

A peine arrivé, François Hollande s'est engouffré dans le bâtiment administratif du site, pour rencontrer la direction d'ArcelorMittal mais surtout les organisations syndicales lors d'une table ronde, à huis clos, prévue pour durer une heure et demie.

"Il nous a trahis"

A l'entrée du site, quelques dizaines de salariés CGT et CFDT, brandissant des drapeaux de leurs syndicats, ont hué et sifflé la voiture du chef de l'Etat.

Des militants PCF étaient également présents avec une banderole proclamant "la Lorraine a un coeur d'acier. Ensemble pour le maintien de nos industries", ainsi qu'une poignée de membres du mouvement Debout la République de Nicolas Dupont-Aignan qui ont à peine eu le temps de jouer au pipeau quelques notes de la Marseillaise.

Devant le bureau de l'entreprise, des salariés manifestaient leur amertume, face aux micros et caméras des nombreux journalistes présents. "C'est une trahison, il nous a trahis. A la limite, j'aurais préféré qu'il nous mente et qu'il ne vienne pas", a lancé Pascal Olivarez, syndiqué à la CFDT.

"Hollande a dit des choses qu'il n'a jamais faites, on ne va pas lui demander plus", a-t-il ajouté regrettant l'absence du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg qui, selon lui, "avait pris le dossier par le bon bout et fait un travail formidable".

A. K. avec AFP