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Conflit d'intérêts: Aquilino Morelle visé par une enquête préliminaire

Aquilino Morelle, conseiller de François Hollande, a démissionné vendredi

Aquilino Morelle, conseiller de François Hollande, a démissionné vendredi - -

Après une longue enquête "Mediapart" avait affirmé qu'il avait été rémunéré 12.500 euros en 2007 par un laboratoire danois, Lundbeck, alors qu'il travaillait à l'Inspection générale des affaires sociales (Igas).

Accusé de conflit d'intérêts avec l'industrie pharmaceutique, l'ancien conseiller en communication de François Hollande, Aquilino Morelle, est visé par une enquête préliminaire, a indiqué une source proche du dossier, ce mardi. Après une longue enquête Mediapart avait affirmé qu'il avait été rémunéré 12.500 euros en 2007 par un laboratoire danois, Lundbeck, alors qu'il travaillait à l'Inspection générale des affaires sociales (Igas). Vendredi, l'Igas avait assuré ne pas avoir retrouvé dans ses archives d'autorisation délivrée à Aquilino Morelle pour travailler dans l'industrie pharmaceutique.

Plume du chef de l'Etat, il avait été contraint de démissionner de ses fonctions vendredi. Dans un communiqué à l'AFP, celui qui venait récemment de prendre du galon en étant nommé directeur de la communication de l'Elysée, a fait part de sa décision "de mettre fin à ses fonctions de conseiller à la présidence de la République", démentant toutefois les accusations de conflit d'intérêts et assurant n'avoir commis "aucune faute".

François Hollande détaché

Depuis Clermont-Ferrand, où il visitait un site Michelin, François Hollande a déclaré que son collaborateur avait pris "la seule décision qui convenait". "Ce qu'il a fait avant" d'être nommé à l'Elysée en 2012, "il a à en répondre, ça revient à lui et à lui seul, c'est ce qu'il a compris en présentant sa démission, que j'ai acceptée immédiatement", a dit le chef de l'Etat.

La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique avait de son côté indiqué qu'elle entamait "une étude plus approfondie des déclarations d'intérêts et de patrimoine" du conseiller élyséen.

La prise illégale d'intérêt est notamment définie par le code pénal comme le fait, pour un fonctionnaire chargé de contrôler une entreprise privée, de prendre ou de recevoir une participation par travail ou conseil dans une de ces entreprises dans un délai de trois ans après la cessation de ces fonctions. Ce délit est passible de deux ans de prison et 30.000 euros d'amendes.

A.S. et S.A. avec AFP