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Les temps forts du grand débat présidentiel en 6 vidéos

Emmanuel Macron et Marine Le Pen, ce mardi soir

Emmanuel Macron et Marine Le Pen, ce mardi soir - (BFMTV - RMC)

Lors d'un débat qui aura duré près de quatre heures mardi soir sur BFMTV et RMC, les 11 candidats à la présidentielle ont pu exposer leurs programmes. Mais aussi leurs différences au gré d'échanges souvent âpres.

Philippe Poutou a frappé fort ce mardi soir contre son adversaire François Fillon. "Que des histoires. Et plus on fouille, plus on sent la corruption, la triche", a ainsi estimé une première fois le candidat du NPA. Plus tard, il a accusé le candidat Les Républicains de "se servir dans les caisses publiques". Le principal intéressé a alors vivement réagi: "Je vais vous foutre un procès".

L'anaphore de François Fillon sur l'exemplarité

Interrogé lui-même sur la morale en politique, François Fillon s’est lancé dans une anaphore: "Un président exemplaire, c'est un président qui ne se sert pas des moyens de l'État pour affaiblir ses adversaires. Un président exemplaire, c'est un président qui ne confie pas à des journalistes des secrets-défense", a-t-il notamment estimé, non sans faire référence à François Hollande.

Amnésique Emmanuel Macron?

"Ça fait 10 ans que vous avez augmenté les impôts: 30 milliards pour monsieur Fillon, 60 pour monsieur Macron", a déploré Nicolas Dupont-Aignan, candidat de Debout la France, à l’adresse de ses deux adversaires. "Je n’étais pas ministre dans la période que vous indiquez", lui a alors rétorqué Emmanuel Macron. "Je crois que vous êtes un peu amnésique (…) Ce n’est jamais vous", a poursuivi celui qui portait la critique du candidat d'En Marche!

"Le nationalisme c'est la guerre"

Un vif échange a également eu lieu entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen au sujet de l'Union européenne. "L'Europe permet de protéger. Avec la sortie de l'euro, pour les épargnants, pour les travailleurs, ce sera une baisse de pouvoir d'achat (...) Ce que vous proposez, c'est le nationalisme. Le nationalisme, c'est la guerre", a lancé le candidat En Marche! "On ne se présente pas comme la nouveauté quand on ressort de vieilles badernes qui ont au moins 50 ans", lui a répondu la candidate Front national.

Hamon et Le Pen s'affrontent sur le jihadisme

"La France est une université des jihadistes", a estimé Marine Le Pen. "Ça vous arrange. Tant qu’il y en a, vous pouvez continuer à faire votre numéro", a alors répliqué Benoît Hamon.

Et les crèches de Noël?

Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen ont enfin exposé leurs différences quand il s'est agi d'aborder le thème de la laïcité et des crèches de Noël en particulier. "Fichez-nous la paix avec la religion. Nous ne sommes pas obligés de subir vos foucades, vos trouvailles...", a déclaré le candidat de La France insoumise. "Les crèches dans les mairies, les sapins de Noël… Tout cela ne participe pas exclusivement de la religion mais des racines de notre pays", a répondu la candidate du Front national.

Arthur Blanquet et Cédric Cousseau