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Municipales: Rachida Dati plaide pour le vote par correspondance à Paris

Rachida Dati le 15 mars 2020 au soir du premier tour des élections municipales.

Rachida Dati le 15 mars 2020 au soir du premier tour des élections municipales. - Philippe Lopez

Pour le second tour des municipales prévu le 28 juin prochain, la candidate LR, réélue dans son arrondissement, propose également d'augmenter le nombre de procurations par personne.

La candidate LR aux municipales à Paris, Rachida Dati, a plaidé lundi pour "étendre les modalités de vote" au second tour programmé le 28 juin en rétablissant notamment le vote par correspondance.

"Il faut que tous ceux qui veulent voter puissent voter", a affirmé sur RTL Rachida Dati, arrivée en deuxième position derrière Anne Hidalgo lors du premier tour le 15 mars, en soulignant que "personne ne peut être exclu d'une élection".

La maire du VIIe arrondissement, réélue au premier tour dans son secteur, a proposé "d'augmenter le nombre de procurations par personne, au moins deux", et de "rétablir le vote par correspondance", abrogé en 1975, mais qui "peut être tout à fait sécurisé".

22,7% au premier tour

"Le 15 mars il y a eu un taux d'abstention assez inédit, et beaucoup plus important pour certaines tranches d'âge", a-t-elle souligné, en plaidant pour "mettre des bureaux de vote dans les résidences senior" et "augmenter le nombre de bureaux de vote".

Rachida Dati, dont les listes ont totalisé 22,7% au premier tour, a assuré que "non, on ne s'est pas parlé du tout", avec Agnès Buzyn, la candidate LaREM, arrivée troisième avec 17,7%.

"De manière très posée et très calme, nous reprenons cette campagne car nous voulons être aux côtés des Parisiens qui ne veulent plus de cette équipe" de la maire PS Anne Hidalgo, qui "n'a même pas réussi à obtenir le tiers des voix" (29,3%) au premier tour, a-t-elle ajouté.

Reprenant ses thèmes de campagne autour de Paris qui "s'est dégradé et s'est paupérisé", elle a estimé que "ce confinement a révélé ce qu'on a dénoncé depuis tant d'années".

Elle a énuméré "les conditions de vie des plus défavorisés qui sont indignes, les conditions d'insécurité croissante, la paupérisation croissante, la saleté croissante", en promettant de "donner une nouvelle impulsion" et de "relancer l'activité" pour que "Paris soit à nouveau à la hauteur".

B.R. avec AFP